‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 186 sur 253 · ACTE II, SCENE VIII. Siy · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII. Siy

CLÉOFILE.

Mais c^est pour m'engager.

M. B£ GOUVIGNAC.

Moi ? que je vous engage ?

CLÉOFILE.

D^abord il faut m'entendre ; et si cela vous plaît , Je m'en vais devant vous dire quelque couplet. Par où commencerai-je ? Hein ?. . . tragique ou comique ? Choisissez; vous pourrez me donner la réplique.

M. DE GOUVIGI^AC.

La réplique ! oui , je suis à cela bien instruit , Allons , la comédie à présent me poursuit, Pour me faire enrager.

CLEOFILE.

Voudriez-vous Junie, Atalide , Aricie , ou bien Iphigénie ?

H. DE G0UVIGI9AC.

Eh! non , non; mon Dieu! non. Je ne veux rien du tout.

CLÉOFILE.

Pardonnez-moi : je dois consulter votre goût. Prenons, en comédie, Agnès, ou la pupille, Marianne, Henriette, Isabelle, Lucile.

M. DE GOUVIGNAC.

Mais à qui croyez-vous parler ? Car je suis las y A la fin...

CLÉOFILE.

Comment donc ?. . • àqni ?. . . N'étes-vous pas

3i8 LA COMÉDIENNE.

Le directeur d'Angers ?.. un honnête et brave homme ! . . K'est ce pas Baudignac. Gouvignac qu'on tous nomme ? Et ne venez-vous pas , en secret , à Bordeaux , A dessein d'engager quelques sujets nouveaux?

M. DE GOUVIGNAC.

Eh! non, non.

CïiÉOFILE.

Yous chantez très-bien la basse-taille?

M. DE GOUVIGNAC.

La basse-taille!... Allons... je crois qu'elle me raille.

CLÉOFILE.

Les pères nobles sont votre emploi ,• m'a-t-on dît ?

M. DE GOUVIGNAC.

Débrouillons une fois ce quiproquo maudit:

Je suis j pour parler net et sans plaisanterie , Bon gentilhomme, ancien major d'infanterie.

Monsieur de Gouvignac , et non pas directeur. Ni basse-taille. . . Eh ! mais , ai -je l'air d'un chanteur ?

CLEOFILE.

On peut bien se tromper sans vous faire une offense. Je croyais. . . on m'a dit. . . Du moins , par complaisance, A madame Belval, dont vous êtes l'ami, Monsieur, parlez pour moi.

Parler pour vous ! ... A qui ?

CLÉOFILE.

A Belval. De Bordeaux c^est la première actri<;e ,

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