II
M"« BELVALi àpart.
Ah! monsieur le major, tous pensez mal de moi? Je ne Taurais pas cru.
M. DB GOUYIGIÏAC.
Que dites-vous , ma chère ?
Vous aurais-je (âchëe ? est-ce de la colère ?
M>B« BELVAI-
Oh ! non ; je n'en ai point.
(Apart.)
Mais je me vengerau , Et vous ferez, major, tout ce que je voudrai.
(Haut.)
Vous me méconnaissez ; votre erreur est extrême ; On peut changer d'ëtat ; le ^oeur re^te le mime. Auriez-vous autrefois si mal juge le mien ?
M. DE G0UVIGI9AC.
De madame Belval je pense encor très-bien ; Daignez croire...
M"»« BELVAL
Ecoutez , et rendez-moi justice.
Je suis franche , sincère , exempte d'artifice. Mon état actuel ne m'avait fait jamais Jusqu'à ce moment-ci connaître les regrets ; J'ouvre les yeux; j'y vois un malheur véritable ; J'avais cru retrouver un ami.... bien aimable,. • Un ami que jamais je n'avais oublié ; J'ai retrouvé l'ami » mais non pas l'amitié.
M. DE GOUVIGtTAC.
Eh! mais, pardonnez-moi; ne doutez pas. Madame...