‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 201 sur 253 · ACTE m, SCÈNE Vil. SSg · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE Vil. SSg

Je yeax qaé voas lisiez jusqu'au fond de mon ame ; Vos projets de départ m'Ont causé du chagrin ; J'en ai versé des pleurs cette nuit, ce matin; J'avais tort; cette fuite , à mes vœux si contraire , t)evient à mon tepos désormais nécessaire ; Oui , partes , puisque ainsi Vous l'avez résolu ; '

C'est un malheur pour moi de vous avoir revu. Lorsqu'à fixe|: vos.weux je ne dois plus prétendre; Vous m'oublierez bientôt , et je m'y dois attendre ; Mais rien n'affaiblira pour vous... mon sentiment.

M. DE GOUVIQNÀC9 àpftrt.

Oh! cette femme-là m'aime réellement.

( Haut. )

Cette aimable franchise ajoute à tous vos charmes...

M™« BELVAL

Je crois qu'il s'attendrit ; c'est le moment des larmes.

Mon état vous révolte , et vous est odieux ,

Et l'avoir pris me rend bien coupable à vos yeux;

J'eus pour m'y décider un motif respectable ,

J'ose le dire... hélas! ici-bas rien n'est stable;

Nous sommes , malgré nous, malgré nos seatimens,

Jouets de la fortune et des événemens.

Ah ! j'ai beaucoup souffert; ce souvenir pénible

M'arrache encor des pleurs...

M. DE GOUVIGNAC.

O ciel ! est-il possible P . . .

34o LA COMEDIENNE;

Vous pleurez ?. . . Que n'étais*)e alors auprès de vous ! . . . Que n'ai-je pu du sort vous épargner les coups !.««

M™* BELYAL.

Vous ^ major, qui iFcnez , par une épreuve dure , De me blesser dans Tame et de me faire injure ? Vous ne me Toyez plus du même œil qu'autrefob ; A TOtre estime , au moins , j'aurai toujours des droits. . . Partez... soyez heureux... vous m'avez mal jugée.

M. DE GOUYIGKAC. ^

Ah! par mon repentir vous êtes trop vengée; C'est Terreur d'un moment; je veux la réparer; Par de tendres respects je veux vous honorer, Rendre dignes de vous mes vœux et mon hommage; Souffrez qu'à vos genoux...

M«« 3ELYAL.

Voilà votre langage !

Oui , vous voilà 9 major , et je vous reconnais. Levez- vous.

H. DE GOUYIGNAC. ,

Dites-moi d'abord que pour jamais Vous oubliez mes torts , vous m'accordez ma gr^ce.

Des torts?... n'en parlons plus ; ce retour les efiace.

M. DE GOUYIGNAC.

Je reconnais aussi madame de Courmon...

Mon amie. . .

. M™ BSLVAL.

Ah! laissez ; ce n'est plus là mon nom.

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