‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 21 sur 253 · ACTE II, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL

JAQUIKOT*

Et cela si^fie ?

DURBÂIÏT.

Mon ame est en ce lieu. C'est une allégorie.

JAQUII90T.

Allégorie !

Eh ! OUI , cette ame est le trésor; Un ayare n'a point d'autre ame que son or.

JÂQUIÏIOT.

Ah! oui, cela s'entend. Le trait est des plus rares.

DURBANT.

Oh! vraiment, ces Anglais sont quelquefois bizarres. Mais regardez encor... ce côté du dessin....

Là... reconnaissez*yous , vers le bout du jardin, Ce petit bâtiment qui 'servait de remise Autrefois?...

Il est vrai... voilà la porte grise!...

DURBAI^T.

Un caveau très-étroit est sous ce bâtiment.

Et Bouffi croit très-fort que c'est là justement. Qu'en cherchant avec soin on doit trouver la somme. Mais je veux , dès ce soir, conduire ici cet homme , Et lui faire à loisir examiner ces lieux.

JAQUINOT.

C'est juste ; car alors il nous dira bien mieux...

En tout cas, il importe au succès de l'affaire D'être ici maître unique et seul propriétaire > Et 9 si^'on n'avait pas d'indices assez sûrs , De pouvoir à son gré fouiller, percer les murs , Chercher partout, enfin.

JAQUINOT.

Je l'avais dans l'idée ; Mais à présent, mon cher, c'est chose décidée; J'achète la maison.

Oh ! ne la manquez point.

JAQUINOT.

J'ai tantôt pressenti mon frère sur ce point. Il ne veut point céder ses droits ; il est tenace.

DURBAX^T. '

Que ce ne soit point là ce qui vous embarrasse ; Il faudra là--dessus qu'il entende raison.

PTous pouvons le forcer à vendre la maison. J'ai concerté la vente avec mon cher confrère , Germain, votre neveu, qui gouvernée son père.

JAQUINOT.

Puis il est autre chose encore que je crain.

DURBAT^T.

Quoi?

JAQUINOT.

S'il apprend un jour ( car tout se sait enfin)

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