‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 242 sur 253 · I.E DIRECTEVa · texte numérisé non relu

I.E DIRECTEVa

Tu vois que des acteurs ne sont pas introuvables.

DERGOUR.

Oh ! le talent n'est pas commun.

LE DIRECTEUR

Mais on peut rëunir quelques sujets capables. Tu m'as parlé d'auteurs... Eh bien! j'en attends un A dîner aujourd'hui... Si tu veux, sois des nôtres, Et tu m'en diras ton avis.

BERCOUR.

Bon ! tu vas me lancer parmi les beaux esprits ? J'irai.

LE DIRECTEUR

Je t'en ferai connaître plusieurs autres , Qui sont aussi de mes amis.

DERCOUR.

A leur égard je vois le plan que tu veux suivre : A ton théâtre ainsi tu dois les attirer.

LE DIRECTEUR

Mon cher, les Muses nous font vivre ; C'est à nous de les honorer.

Mais quel genre allez-¥ons adopter , je te prie ? Car on a fait courir des bruits,..

Vous jouerez, a-t-on dit^ opëra, tragédie.

Et mélodrame, et parodie , Vaudeville. . .

LE DIRECTEUR

Quelle folie !

Ces gens-là sont bien mal instruits.

Nous comptons nous borner , et c'est assez , sans doute ,

Au bon genre , au comique vrai , Qui satisfait Tesprit , et que la raison goûte : Nous allons commencer par en faire un essai.

Quand nous entrons dans la carrière ,

Nous arborons pour étendard

Le nom du grand maître de Fart,

Et notre mot d^ordre est : Mol&re.

Il pare notre afiiche; et nous jouons , ce soir, Le Dépit amoureux. Il faut venir le voir.

BERCOUR.

Je n^y manquerai pas. Tu t'y prends de manière!... On te connaît du zèle et de l'activité...

LE DIRECTEUR

Ici chacun est plein de bonne volonté.

DERCOUR.

Tu pourras réussir; je commence à le croire.

Vraiment! c'est remporter une grande victoire, Que de te faire ainsi changer d'avis !

DERCOUR.

Mais qu'est-ce que j'entends P

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