‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 243 sur 253 · H. CLOZEL · texte numérisé non relu

H. CLOZEL

Nous sonmies réunis

Pour venir tous , de compagnie ,

Offrir à notre directeur Nos complimens ^ nos yœux , notre reconnaissance ; Et nous ayons fait choix^ d'un aimable orateur

Donfla grâce et Fair enchanteur

Vont nous tenir lieu d'éloquence.

( A mademoicelle Délia. )

Mademoiselle , allons , parlez.

m"« délia. Je l'essaierai ^ pmsque vous le voulez ;

Msâs c'est une grande entreprise ;

J'aurais bon besoin de secours , Et ne me pique pas de bien flaire un discours* Notre cher directeur permettra qu'on lui dise

Tout simplement et de bon cœur,

Avec l'accent de la franchise , De l'amitié, qu'on fait des yœux pour son bonheur :

C'est en faire aussi pour le nôtre;

Car Tun ne peut aller sans Fautre.

Rëunis sous ses lois , sujets anciens , nouveaux , Nous mettrons en commun nos efforts^ nos travaux , Pour attirer sur nous les yeux , la bienveillance . D/un public dont le goût éclaire nos progrès ,

Dont les bontés sont notre récompense.

L^ujiion fait la force, et produit les succès... Tenez , dans son discours Torateur s'embarrasse : Je cbercbais, pour finir , un trait de sentiment;

Mon directeur , tout uniment ,

Trouvez bon que je vous embrasse.

M. CLOZEt.

Bien : embrassez-la pour nous tous.

LE DIRECTEUR, rcmbruMiit.

Je Pembrasse pour moi.

( L'emBratiant une seconde fois.)

Je Tembrasse pour vous.

C'est une scène de famille.

LE DIRECTEUR

Tu vois, Dércour, comme entre nous La bonne intelligence brille.

DERCOUR.

Mais , qu'aperçois-je ici?... Voilà notre valet, Et ringénue , et la soubrette :

Est-ce une pièce qu'on m'a faîte?

Page 1