H. CLOZEL
Nous sonmies réunis
Pour venir tous , de compagnie ,
Offrir à notre directeur Nos complimens ^ nos yœux , notre reconnaissance ; Et nous ayons fait choix^ d'un aimable orateur
Donfla grâce et Fair enchanteur
Vont nous tenir lieu d'éloquence.
( A mademoicelle Délia. )
Mademoiselle , allons , parlez.
m"« délia. Je l'essaierai ^ pmsque vous le voulez ;
Msâs c'est une grande entreprise ;
J'aurais bon besoin de secours , Et ne me pique pas de bien flaire un discours* Notre cher directeur permettra qu'on lui dise
Tout simplement et de bon cœur,
Avec l'accent de la franchise , De l'amitié, qu'on fait des yœux pour son bonheur :
C'est en faire aussi pour le nôtre;
Car Tun ne peut aller sans Fautre.
Rëunis sous ses lois , sujets anciens , nouveaux , Nous mettrons en commun nos efforts^ nos travaux , Pour attirer sur nous les yeux , la bienveillance . D/un public dont le goût éclaire nos progrès ,
Dont les bontés sont notre récompense.
L^ujiion fait la force, et produit les succès... Tenez , dans son discours Torateur s'embarrasse : Je cbercbais, pour finir , un trait de sentiment;
Mon directeur , tout uniment ,
Trouvez bon que je vous embrasse.
M. CLOZEt.
Bien : embrassez-la pour nous tous.
LE DIRECTEUR, rcmbruMiit.
Je Pembrasse pour moi.
( L'emBratiant une seconde fois.)
Je Tembrasse pour vous.
C'est une scène de famille.
LE DIRECTEUR
Tu vois, Dércour, comme entre nous La bonne intelligence brille.
DERCOUR.
Mais , qu'aperçois-je ici?... Voilà notre valet, Et ringénue , et la soubrette :
Est-ce une pièce qu'on m'a faîte?