SCÈNE V
Les mêmes, M. BAPTISTE atné.
l'inconnu.
Le cher Baptiste aîné !
L' A U TE U H , ^ M. Baptiste atné.
Bonjour, de tout mon cœur. ^
M. BAPTISTE
Bonjour. Je vous souhaite
Four demain, grand succès : ce matin on répète.
Me trouvant près d'ici, je viens vous proposer
De venir avec moi.
l'inconnu.
Bon ! il va refuser.
( A M. Baptiite. )'
Enchanté de vous voir ! . . . Beau talent ! ... qu'on estime ! . . •
( A rAvlear, en loi montrant M. Baptifte. )
Oh ! c'est qu'il est aussi mon ami bien intime.
M. BAPTISTE, astes froidement*
Monsieur , assurément , vous me jEsiites honneur.
ï5a PROLOGUE.
l'inconnu^ à M. Baptiste.
Toache2>*là, mon ami.
Votre humble serviteur.
l'inconnu.
J'irai vous voir demain.
|4'AUTEUE9> part à M. Baptistt.
Vous me direz peut-être Quel est ce monsieur-là qui parait vous connaître' f
M. BAPTISTE, à part à l'Auteur.
Il vient vous demander des billets ?
l'auteur, de mime.
Justement.
M. BAPTISTE, demêmv
Il vient m'impor tuner de même à tout moment.
Autant que je le peux , j'esquive la demande ;
Mais si je sais son nom , je veux bien qu'on me pende.
l'auteur, de mime.
J'en sais autant que vous.
l'inconnu, )t M.B«pti5t«.
Oh ! çà , mon cher ami , Notre ami commun prend un singulier parti ; Il veut vous retirer sa pièce.
M, BAPTISTE
Qu'est-ce à dire?
Retirer votre pièce !
^ l'auteur.
Oui j j'allais tous récrite :
On ne la jouera pas«
M. BAPTISTE
Comment ! quand tout Paris hà voit sur notre affiche !
Ecoutez les ayis Que Ton va vous donner.
l'auteur.
Quelque moyen qu'on prenne, A me faire changer je doute qu'on parvienne.
Je vois qu'il ne veut pas me donner de biHets ; Sa pièce ne vaut rien , et gare les sifflets ï
(Haut.)
Adieu, mes chers amis , tout à votre service.
(Il sort..