‹ OEuvresChapitre 148 sur 299 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HÉDELMONE, LORÉDAN.

[Hermance accompagi^ LorédaUj et se retire après l'avoir inti^oduit. )

HÉDELMONE.

Noble inconnu, quand tout doit m'alarmer, N'avez-vous rien appris qui puisse me calmer? Mon père...

On dit, madame, et ce bruit m'inquiète, Que loin de sa patrie il cherche une retraite; Qu'il a, pai' ses discours, outrage le sénat, Pris Venise en horreur, et maudit tout l'État, Et déjà sourdement, par des intelligences, Avec nos ennemis concerté ses vengeances.

HÉDELMONE.

Non, je connais mon père : il peut dans une erreur Avoir, par des discours, exhalé sa fureur; Mais lui, trahir l'État! L'État dans nos ancêtres A compté des héros, et n'a point vu de traîtres. Mon père descend d'eux, il doit leur ressembler;

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