SCÈNE IV
SALÉMA, ABUFAR, TÉNAIM, ODÉIDE, PHARASMIN, FARHAN.
ABUFAR, h Pharasïnin.
Tu ne l'ignores pas , je t'estime , je t'aime , Et tu peux désormais disposer de toi-même. De vivre auprès de moi ton cœur est-il jaloux? Réponds; veux-ti; partir, ou rester près de nous? Tu n'as qu'à dire un mot.
PHARASMIN.
Je reste.
( // tend la main a Alnifar^ et Abufar la lui touche. )
FARHAN.
Ciel! cpi'entends-je:
D'où peut naître pour lui cette faveur étrange? Un Persan ! un Persan !
N'a-t-il pas adopte Nos climats, et nos mœurs, et notre liberté?
FARHAN.
Qui? lui!
PHARASMIN.
J'eus le besoin d'avoir une patrie; Tu la reçus du ciel , je me la suis choisie.