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ACTE IV, SCÈNE V

Quoi ! sa sœur !

FARHAN.

Que dis-tu?

PHARASMIN.

Le trouble est dans ton ame.

Tu parais méditer quelque projet affreux !

FARHAN.

Je n'ai plus qu'un moment pour être vertueux.

Ce coursier. . . il est prêt. . . Ma sœur. . . Tous deux peut-être

Dans un instant... un seul, nous pouvons disparaître.

PHARASMIN.

Avec qui? Quelle horreur!

FARHAN, égaré, à part.

Oh ! non! je n'ai rien dit.

Une idée a pourtant occupé mon esprit.

( haut. ) Dis-moi donc... que voulais-je?Ah! dans mon trouble extrême, Je veux. . . je crains. . .j'ai froid.

PHARASMIN.

Rentre , hélas ! dans toi-même.

FARHAN.

Je me sens affaissé. ÎS 'es-tu pas averti D'un changement dans l'air?

PHARASMIN.

Non.

FARHAN.

Tu n'as pas senti De ces vents du désert la dévorante haleine?

Mon ami, mon cœur souffre, et je respire à peine.

(très 'viuementj après un silence. ) Je veux la voir.

PHARASMIN.

[àpaH, avec douleur. ) Qui donc? C'est Odéide : ô cieux !

( haut. ) Qui donc?

FARHAN.

Je veux la voir, et mourir à ses yeux.

PHARASMIN.

Tu ne la verras pas.

FARHAN.

Quelle ame assez hardie Pourrait m'en empêcher?

PHARASMIN.

Moi, moi.

FARHAN.

Je t'en défie...

Mon bras...

PHARASMIN, Van étant sans violence, et avec amitié.

Ton bras, Farhan , ne peut rien contre moi.

FARHAN.

Est-il possible? ô ciel ! Il s'est levé sur toi !

PHARASMIN.

Farhan, dans ton état, quand mon ami m'offense,

Je crois qu'il est absent , et n'en prends point venjjeance.

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