SCÈNE VIII
HUBERT, seul.
L'ai-je bien entendu! C est là ce qu'il désire.
Un enfant ! . . . Quelle horreur ! À peine je respire.
Par cpiels détours... ô ciel! il a cru me gagner!
Un semblable forfait peut-il s'imaginer!
Arthur, dans ta prison, pour charmer ton enfance,
Il te restait du moins le jour et Tespérance.
Le jour, ce bien si cher! Comment, ô justes cieux!
Comment porter le fer dans de si jeunes yeux !
Cette idée... O terreur! Je frémis, je m'égare.
Loin de moi tout-à-coup il a fui , ce barbare !
Il a craint que... Courons : cherchons à le toucher.
Calmons sur-tout sa peur prompte à s'effaroucher.
Qui sait... Peut-être... Allons. Arthur, dans ta misère,
Dieu m'a donné pour toi des entrailles de père.
Mais ce n'est point assez : dans un péril si grand ,
O ciel ! apprends-moi l'art de fléchir un tyran.