ACTE IV, SCENE II. ii
ISMERE.
Je le dirai pourtant : du destiu poursuivie. Je devrais être plainte, et non être haïe. Vous le saurez un jour.
SAPOR
Ah ! dans mon désespoir Votre bouche déjà m'en a trop fait savoir : Ne m'apprenez plus rien ; je n'ai rien à vous dire : Je ne vous retiens plus , allez chercher l'empire; Tandis que d'autre part , en proie à la fureur. Je vais, pour me venger, chercher un empereur. Qu'il me tarde de voir mon bras ^ de sang avide , Se perdre dans le sang du traître, du perfide ! Lorsque dans les combats je signalais mes coups. Je n'étais qu'amoureux, je n'étais point jaloux : Par les coups de l'amour j'ai commencé ma vie. Faisons ici sentir ceux de la jalousie; Le champ nous est ouvert , il faut se signaler. Croel ! tu périras , et ton sang va couler.
ISMÈNE
AU dieux ! que dites-vous ?
SAPOR
En vain votre tendresse.
Tremblante pour ses jours, à son sort s'intéresse; Il moarra de mes coups ; j'irai chercher son cœur. Mais , hélas! pardonnez à ma juste fureur Si, pressé du transport d'une jalouse rage. Je ne respecte point votre divine image. Si je perce ce cœur pour effiacer de» traita ,
îi6 SAPOR.
Ailleurs que dans le mieu, iuCdels (a) , imparfait? Et si , l'amour rendant ma fureur légitime. J'immole en me frappant une double victime.
ISMÈNE
Sortons d'ici , Théone ; je me sens accabler; Je tremble, je cliancelle , et je ne puis parler.