‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 90 sur 167 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

SAPOR, seul.

Enfin dépouillons-nous d'une feinte apparence j Déchirons maintenant ce voile de constance Où ma faiblesse a su si loug-temps se cacber ; Il n'est plus de témoins pour nous la reprocher : Ouvrons enfin la scène, exposons à la vue Les seatimens secrets d'une ame toute nue. Eclatez , mes regrets, trop long-temps retenus; Je vais mourir bientôt , je ne me plaindrai plu3- Voilà pour quel usage ou me laissait la vie ! Ciel , tu me réservais à cette perfidie ! Eh bien! es-tu content? La fortune et l'amonr M'ont-ils assez joué l'une et l'autre à leur tour? O trop flatteur espoir, détruit dans sa naissance!' A quel poiut se réduit toute mon espérance! Je vais mourir; et, pour comble d'horreur, hélas l Ismèue est infidèle , et ne me plaindra pas!

(a) U fallait infulèks-

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