‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 91 sur 167 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Je ne vous verrai plus, ingrate eucore aimahle; Je ne vous verrai plus ! Quel mot épouvantable ! Je tremble, je frémis, je sens couler mes pleurs. AU ! qui peut exciter ces indigues terreurs ? Est-ce la mort , grands dieux ! qui cause mes alarmes ? Est-ce l'amour trahi qui m'arracbe des larmes ? Je ne sais , mais, bêlas! renonce-t-on au jour. Quand on ne peut encor renoncer à l'amour ? Qui pourra vous aimer autant que je vous aime. Quand , de vos cruautés m'étant puni moi-même , Je serai descendu dans l'infernale borreur? Mais quel transport jaloux s'élève dans mon cœur? Quoi 1 l'on vous aimera (j'en frémis quand j'y pense) , Et je ne vivrai plus pour venger cette offense! Eh ! de quels soins cruels viens-je ici m'affliger ? Ismèue encor vivra, c'est trop pour me venger. Elle a pu me trahir, l'ingrate! sera-t-elle Pour un nouvel amant plus que pour moi fidèle? Tion, je serai vengé dans le sein du trépas : Mais , tandis que je vis , vengeons-nous par mon bras ; Quel autre mieux que moi punirait cet outrage? Que l'amour dans mon cœur se convertisse en rage : D'un orgueilleux rival allons percer le flanc , Et noyons son amour dans les flots de son saug. Courons, qu'attendons-nous? qu'il périsse...

iiS SAPOR.

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