SAPOR , ZÉNOBIE
SA.rOR.
Ah! madame, Venez voir le désordre et l'horreor de mon ame ; Venez considérez l'état où l'on m'a mis : Vous ne direz jamais quels sont mes ennemis. Le jour m'est à présent une peine cruelle : Je suis trahi, madame; Ismène est infidèle, Tsmène votre fille! etdans quel temps Pgrauds dieux! Lorsque je vais verser tout mon sang à ses yeux. Et que mon bras , armé pour se rendre justice. Des deslins ennemis va dompter la malice. Ah ! que ne suivait-elle encor quelques momens Le cours toujours trompeur de ses déguisemens ? Par pitié, pour le moins, que ne me laissait-elle Dans l'erreur où j'étais de la croire fidèle ? Que ne se faisait-elle encor un peu d'effort ? Les dieux u'allaient-ils pas ordonner de ma mort ? J'aurais abandonné ma languissante vie Avecque plus d'amour et moins d'ignominie.
ZÉA'OBIE.
Prince, calmez l'excès de vos ressentimens ; Le temps attend de vous d'autres emportemens. D'un tyrannique amour déplorable victime , Jkia fille est malheureuse , et voilà tout sou crime.