SCENE II. Î
M. DAKCOUR.
De grace..(
MADEMOISELLE BEA.UVAL.
Là-dessus rien ue me peut forcer,
M. DANCOUR.
Mademoiselle !...
MADEMOISELLE BEAUVAL
Ah! oui! vous saurez m'y réduire !
M. DANCOUR.
Quoi !...
MADEMOISELLE BEAUVAL
Je ne jouerai point, monsieur
M. DAîfCOUR.
Mais ou dira..
MADEMOISELLE BEAUVAL
Mais on dira , monsieur , tout ce que l'on voudra,
M. DAKCOUR.
La bonne cervelle !
MADEMOISELLE BEAUVAL
Il est drôle !
J'aurai chaussé ma tête, et l'on me contraindra! Ah ! vous verrez comme on réussira !
M. DANCOUR.
Si...
MADEMOISELLE BEAUVAL
L'on me contredit; mais, ce qui m'en console Jouera le rôle qui pourra.
M. DANCOUR.
Mais ai vous ne jouez, la pièce tombera :
*a4 PROLOGUE.
Et pour ne poiat jouer un rôI* Il faut avoir des raisons, s'il vous plaît,
BIA DEMOISELLE BEA.UVAL.
J'en ai, monsieur, une très-bonne.
M. DANCOUR.
Et c'est...
MADEMOISELLE BEAUVAL
J'en ai, vous dis-je, et je ne suis point folle. Je n'en démordrai point , en un mot comme en cent:
Votre discours devient lassant;
Tous me prenez pour une idole ; Vous croyez me pétrir comme une cire molle ;
Mais vous êtes un innocent ,
Et votre éloquence est frivole.
Vous avez beau parler, prier, être pressant. Je ne saurais jouer; j'ai perdu la parole.
M. DANCOUR.
Il y paraît.