‹ ŒuvresChapitre 11 sur 134 · LK SIRE DE LEEUWERGHEM · texte numérisé non relu

LK SIRE DE LEEUWERGHEM

se commençoit à taner de ses prisonniers et que assés légièrement il entencleroit aux traittiés de leur délivrance, si leur vindrent ces nouvelles grandement à leur plaisance ; et eslisirent et advisèrent ung sage et vaillant chevallier des leurs , natif de la conté de Flandres , lequel on appelloit messire Guisebrech de Liurenghien tout souverain et regard de Flandres en ce temps de par le duc de Bourgoingne et la duchesse sa femme , et firent venir devers euls messire Jacques de Helly pour tant que il sçavoit les voyes , les chemins et les passages , et l'accompaignèrent avecques leur chevallier , et moult luy prièrent que il ne se voulsist pas faindre de bien faire la besoingne et de aidier à traittier avecques messire Guisebrech devers le dit roy Basaach , et ses paynes et services seroient bien considérées et rémunérées. Et messire Jacques ot en convenant du faire , et si leur tint.

A tant se départirent les deux dessus dis chevalliers, et se misrent au chemin et tant exploittièrent par leurs journées que ils vindrent ens ou royaulme de Honguerie et se trairent par devers le roy Loys , car ils avoient lettres adreschans à luy. Le roy Loys rechupt les lettres et les deux chevalliers moult lyement pour l'onneur et pour l'amour du roy de France , et jà congnoissoit-il assés messire Jacques de Helly , car il l'avoit autreffois veu. Ils remonstrèrent au roy ce pour quoy ils estoient là venus et yssus hors de France , et que c'estoit pour aler traittier devers TAmourath-Bacquin pour la délivrance du conte de Nevers et des seigneurs de France , se c'estoit chose que il y voulsist entendre. Le roy Loys de Honguerie respondy que ce seroit bien fait que du rachetter , se pour finance on les povoit avoir , et toutefois à Tassayer on ne pooit riens perdre. Aveuc tout ce il offry corps et pays pour eulx aidier en toutes manières , et tant bien et courtoise-

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