EST ENVOYÉ EN TURQUIE
ment parla le roy Loys et si à point que les deux chevalliers luy en sceurent bon gré , et, euls retournés, en firent la relation.
Pour entrer en traittié devers l'Amourath-Bacquin, avant qu'ils y peuissent venir, les deux chevalliers orent beaucoup de traveii et de peine, et y mirent grant dilligence ; car tout premièrement il convint que messire Jaques de Helly alast par devers l'Amourath pour querre et avoir ung saulfconduit pour messire Guisbrecht de Liurenghen venir devers luy en Turquie ; et quant il luy fut accordé de l'Amourath, escript et certiffié selon leur usage, il le apporta en Honguerie. Adont passèrent-ils oultre en Turquie et sus la fiance du saulf-conduit : si fut recueillie le souverain de Flandres dudit Amourath et de ses gens moult doulcement, et entend i-on à ses paroles, et se entamèrent les traittiés petit-à-petit.
En ce temps repairoit et hantoit ou pays de Turquie ung marchant jennevois , voire de l'isle de l Sceu 2 qui est ens es metes et obéissance des Jennevois, et estoit le dit marchant qui s'appelloit Bertelémy 3 Poullagrine 4 moult amé et congneu pour le fait de sa marchandise en toute la Turquie et en 5 l'ostel 6 du dit Amourath et de luy meismement. Sire Dinde Responde qui se tenoit à Parjs pour adreschier aux besoignes à la fin que elles euissent meilleure expédition, en avoit escript audit marchant de l'isle de Sceu, car ils congnoissoient tous l'un l'autre , et signifié que pour complaire au roy de France, au duc de Bourgoingne, à la duchesse sa femme et aux seigneurs et dames de France qui avoient 7 leurs amis en prison et en dangier devers celluy Amourath, et que pour estrebien rémunérés de ces services fais, il voulsist demourer de la rédemption
'-" Scie.. Scio. — *-* Poullogru. — 3-8 La cour. — 7 Là leurs maris et.