‹ ŒuvresChapitre 46 sur 134 · RICHAKD II CONDAMNE A LEX1I · texte numérisé non relu

RICHAKD II CONDAMNE A LEX1I

fourme et manière que convenencié l'avoient (et de ce ils estoient tous pourveus et n'attendoient autre chose que on les mesist ensemble), il fut demandé au roy Richarten grant secret et espécialité de conseil et dit : « Sire , quelle est vostre intention de la 2 aatie 3 et emprise de ces deux seigneurs vos cousins le conte d'Erby et le conte Mares chai ? Les laisserés-vous convenir ? » — « Ouy , dist le roy ; pourquoy non ? Je vueil leurs armes veoir et leurs 4 prouesces 5. Espoir et de légier pourrons-nous sçavoir par leurs armes tels choses que pas nous ne savons et qui nous sont de nécessité à sçavoir, à la fin que nous soions au dessus de nos besongnes , car il n'y a si grant en Angleterre, s'il me courrouche, qu'il ne l'amende 6; car, se je me laissoie soubmettre de mes subjets, ils vouldr oient dominer sur moy, et scay de vérité 7 que ceulx de mon sang ont eu jusques à cy plusieurs consauls et secrets traittiés sus moy et sus mon estât ; et le plus grant de tous et le plus périlleux, ce fut ce duc de Glocestre , et n'y avoit de luy 8 pieure teste. Or en est-il paix. Dores-en-avant je me cheviray bien du demourant ; mais je vous prye que vous me dittes pourquoy vous mettes tels paroles 9 au devant 10. » — « Sire, nous le vous dirons, respondirent ceulx qui parloient à luy. Nous vous avons à conseillier loyaulment , et nous oions et entendons à la fois et souvent, et avons ouy et entendu tels choses dire et parler, que vous ne povés entendre, ne ouyr ; car vous estes en vos chambres et déduits, et nous sommes sus les champs ou à Londres, là où l'en compte11 plusieurs choses qui grandement vous ;< pourroient touchier et à nous aussi ; et il est encoires bien

* Un jour. — '** Deffiance. — 4-5 Pièces.. Proueès. — 8 Grandement. — 7 Et de certain. — 8 En toute Angleterre. — 9"10 Avant. — " Et parle.

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