XVI. — FROISSART
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cousin le roy et où il estoit et comment ils s'estoient départis de luy. Ils respondirent et dirent : « A nostre départe- « ment , nous ne parlasmes point à luy ; car , incontinent « que nous avons sceu vostre venue, nous sommes montés « à cheval et venus vers vous pour vous servir et aidier à « ■ vengier 2 la mort de nos pères et de nos parens et amis « que Richart de Bourdeaulx a fait morir cruellement. » A dont respondy le conte d'Erby : « Vous 3 m'estes 4 les « bien venus. Vous me aiderés, et je vous aideray ; car il « fault que nostre cousin Richart de Bourdeaulx soit mené à « Londres. Ainsi l'ay-je promis aux Londriens ; et, Dieu « donnant, à mon povoir je leur tenray mon convenent ; « car aussi, pour ce faire et accomplir, de toute leur puis- « sance ils me veulent aidier, et nous avons gens assés « pour le combatre, se combatre veulent ; nous leur livre- « rons bataille. »
Il fut dit au roy Richart en grant espécialité de conseil, quant on vey que on ne luy povoit plus celer : « Sire, advi- « ses- vous. Il fault avoir bon conseil et brief ; car vecy les « Londriens qui à grant effort sont eslevés contre vous et « monstrent que ils vous viennent querre, et ont en leur « compaignie le conte d'Erby vostre cousin , duquel ils ont « fait leur cappitaine. Et puisque il a rappassé la mer et « est venu par dechà par le moyen d'eulx , ce n'est pas « sans grans traittiés que ceste emprise est faitte. »
Quant le roy ouy ces nouvelles, il futtoutesbahyetnesceut que dire, et frémirent tous ses esperits, et congneu tantost que les choses yroient mauvaisement , se de puissance il n'y povoit pourveir, et quant il ot ung petit pensé, il respondy et dist aux chevalliers qui luy recordèrent ces nou-
Contre vengier. — •"* Soyés.