U SUJET DE LÀ COMÉDIE DBS PHILOSOPHES
A M. DB TRESSAN, en réponse; a sa lettbe.
vJn ne peut être plus sensible que je le suis, mon cher et illustre confrère , aux mouvemens que vous avez bien voulu vous donner pour d^m^nder justice de l'insulte grossière et scandaleuse faite à Rousseau , en présence du roi de Pologne ; la lettre que vous avez reçue à cette occasion de sa majesté , est digne de son amour pour la décence et pour la vertu , de l'élévation de son âme et de l'étendue de ses lumières. Il a honoré les lettres en les cultivant; il à honoré particulièrement Rousseau en combattant ses opinions ; et c'est manquer au respect que l'on doit à sa majesté , que d'outrager un écrivain vertueux , celui contre lequel elle a écrit avec tant de politesse et d'estime. La réparation que le roi de Pologne fera faire à cette occasion a Rousseau , sera un beau tr^t de plujs dans une vie aussi glorieuse que la sienne , et au^i remplie de belles et grandes actions. Permetteis-moi , au reste , mon cher et illustre confrère , dç vous faire observer que sa majesté n'est pas bien informée , quand elle croit que l'insulte faite à Rousseau n'a rien de comuivin avec les feuilles de Fréron ; elle ignore sans doute l'indignité et la brutalité avec laquelle Fréron s'est déchaîné eu toute occasion contre Rpusspau. Il est vrai que des satires grossières , :>aas modération et sans esprit , sont faites pour tpmber d'elles-