‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 20 sur 158 · X.'J1WI · texte numérisé non relu

X.'J1WI

On choisit eufin pour rexécution le jour des jeux du cirque , consacré à Cérès. L'empereur ne sortait de son palais ou de ses jardins que pour voir ces jeux ; et dans la gaieté du spectacle il était plus facile de l'approcher. Ils convinrent que Lateranus , grand et vigoureux , se jeterait aux genoux de Néron comme pour lui représenter ses besoins , le renverserait brusquement , se jetterait sur lui , et que les centurions , les tribuns y les plus hardis conspirateurs regorgeraient avant qu'il put se relever. Scevinus demandait à porter le premier coup ; il avait pris un poignard dans le temple de la déesse Sains, en Étrurie» ou, selon d'autres , dans celui de la Fortune, à Ferentum , et le portait comme destiné à un grand sacrifice ; Pison devait attendre le succès au temple de Cérës , d'oii le préfet Fenius et les autres le porteraient au camp , accompagné , pour se concilier le peuple, d'Antonia, fille de l'empereur Gaude. L'historien Pline m'apprend ce fait, que je ne veux ni taire ni garantir ; car il est peu vraisemblable , ou qu'Antonia ait risqué de prêter son nom sur un vain espoir , ou que Pison , amoureux de sa femme , ait voulu s'unir à une autre , à moins que la soif de régner n'étouffe toutes les passions.

Ge qui doit surprendre , c'est que le secret ait été si longrtemps gardé entre tant de personnes d'âge et de sexe différens, grands et petits , riches et pauvres ; enfin il se trouva un traître chex Scevinus. Celui-ci, la veille de l'exécution, ayant conféré longtemps avec Natal is , de retour chez lui , cacheté son testament , tire du fourreau le poignard dont j'ai parlé , le trouve hors d'état de servir , charge Milicus , son affranchi , d'en aiguiser la pointe ; donne à ses amis un festin somptueux , la liberté aux esclaves qu'il aimait le plus , et de l'argent aux autres : cependant il pa<v raissait triste et occupé d'un grand dessein, quoique par des discours vagues il affectât de la gaieté. Il ordonne enfin au même Milicus de préparer des bandages et tout ce qui étanche le sang ; peut-être lui avait-il tout dit , comptant sur sa fidélité ; peut-être cet ordre, comme la suite le fit croire (i33), éclaira-t-il Milicus sur ce qu'il ignorait : car des que ce cœur lâche eut songé au prix de sa perfidie , l'espoir d'un argent et d'un crédit immense lui fit oublier l'honneur, le salut de son patron , et la liberté qu'il lui devait. Tel fut aussi le conseil que sa femme lui donna ; conseil de femme, et d'une âme vile. Elle l'intimida en lui re-r présentant que plusieurs esclaves et affranchis avaient vu les mêmes choses ; que le silence d'un seul serait en pure perte , et toutes les récompenses pour le premier dénonciateur.

Milicus va donc dès le point du jour aux jardins de Servilius; on lui refuse l'entrée i il annonce une grande et terrible nouvelle;

les gardes de la porte le conduisent à Epaphrodite , affranchi de Ncrou , et celui-ci à Néron même , à qui il apprend la conjura* tion qui menaçait sa tête , et tout ce qu'il avait pu savoir et conjecturer. Il lui montre même le poignard destiné pour lui, et demande d'être confronté à l'accusé. Scevinus , enlevé par des soldats, osa se défendre. «< Le poignard qu'on lui représente, >» dit-il , est un héritage de ses pères qu'il conservait avec soin, » et que son affranchi lui a volé ; il a souvent travaillé à son » testament sans distinction de jours ; plus d'une fois il a donné » la liberté et de l'argent à ses esclaves ; mais en ce moment » plus qu'à l'ordinaire , parce que son bien étant fort diminué , » et ses créanciers en grand nombre , il n'ose compter sur son >* testament ; sa table a toujours été délicate , sa vie voluptueuse, » et peu approuvée des juges sévères ; il n'a point demandé de » bandages; mais à des calomnies évidentes , le délateur ajoutait » ce mensonge pour les attester. «> A ce discours il joignit tant d'assurance , et traita d'un air et d'un ton si ferme son affranchi de scélérat et d'infâme , que l'accusateur était confondu , si sa femme ne lui eût rappelé que Natalis avait eu avec Scevinus un entretien long et secret , et que tous deux étaient amis de Pison.

On fait donc venir Natalis ; on les interroge à part sur l'objet de cet entretien ; le peu d'accord de leurs réponses fait naître des soupçons ; on les met aux fers. L'appareil de la torture les effraie. Natalis, plus au fait de la conjuration et des moyens de charger ses complices, nomme d'abord Pison; il y joint Sénèque, soit qu'il eût été négociateur entre l'un et l'autre, soit pour obtenir sa grâce de Néron , qui , haïssant Sénèque , cherchait tous les moyens de le perdre. Scevinus , instruit des aveux de Natalis , et soit par faiblesse comme lui , soit dans l'idée que tout est su, et le silence inutile, dénonce les autres; Lucain, Quintianius et Sénécion nièrent long-temps. Séduits enfin par rimpunité qu'on leur promit , et voulant comme excuser leur long désaveu, Lucain nomma Acilia sa mère, Quintianus et Sénécion , leurs amis intimes, Glicius Gallus et Asinius Pollion.

Cependant Néron se rappelle qu'Epicharis est arrêtée sur la déposition de Proculus; et croyant qu'une femme ne résisterait pas à la torture, la lui fait donner cruellement. Mais ni le feu, ni les fouets , ni l'acharnement de ses bourreaux , irrités de se voir bravés par une femme , ne lui arrachèrent un aveu. Cest ainsi qu'elle résista le premier jour; traînée le lendemain au même supplice, et portée sur une chaise (car ses membres disloqués ne pouvaient la soutenir), elle ôta sa ceinture (i34) > l'attacha en forme de corde au haut de la chdise , y passa le cou, et s'étranglant par le poids de son corps, rendit le peu de

vie qui lut reàCait; bel et inutile exemple donné par une affranchie, k qui d'affreux fourmens ne pouvaient faire trahir de» complices qu'elle connaissait k peine , tandis que des hommes distingués, sëhateurs, chevaliers, chargeaient, sans attendre la question , te qu'ils avaient de plus chers ; car Lucain , Sénëcion et Qaintianus révélaient tout k Néron qui tremblait de plus en plus , quoiqu'il eût doublé sa garde.

Il mit, pour ainsi dire , Rome entière en prison , remplissant de troupes les remparts , le Tibre , et jusqu'à la mer. Des soldats k pied et à cheval , mSlés de Germains , qu'il croyait plus sûrs comme étrangers , parcouraient les places , les maisons , les campagnes , les villes municipales voisines ; ils traînaient sans cesse aux portes des jardins de Servilius , des troupes d'accusés chargi^s de chaînes , qui entraient pour être interrogés ; on les déclarait coupables s'ils paraissaient amis des conjurés , leur avoir dit un mot , s'être trouvés au spectacle où à table avec eux. Questionnés avec rigueur par Tigellinus et Néron, ils étaient encore vexés par Fenius Rufus , qui , craignant la dénonciation , se préparait , par cette atrocité , k la démentir. Il contint même Subrius Flavius , qui , témoin de l'interrogatoire , lui faisait signe qu'il allait poignarder Néron , et avait déjà la main sur la garde de son épée.

Plusieurs se voyant découverts , exhortèrent Pison , tandis que Mîlicus parle et que Scevinus hésite , à marcher droit au camp, ou à la tribune , et k tâter le peuple et les soldats : « Qae » s'il était secondé par ses complices, il s'y en joindrait de noutt veaux, animés par l'idée seule d'une grande entreprise, si » propre k faciliter des révolutions ; que Néron n'avait point » prévu ce coup d'éclat, capable de déconcerter même une lime H ferme , à plus forte raison un vil comédien , qui , entouré de » Tigelliûns et d'infâmes prostituées, n'oserait recourir aux » armes ; qu'un peu d'audace faisait réussir ce qui paraissait •» impossible aut lâches ; qu'en vain on comptait sur la fidélilë, M le silence , le courage de tant de complices ; que les récom*' » penses ou les tourmens découvraient tout; que lui-même h la » fin serait chargé dé (èrs , et périrait d'un supplice honteux ; » qu'il mourrait plus honorablement en plaidant la cause de » l'État et de la liberté , dût-il se voir abandonné du peuple et » des soldats ; qu'il ferait du moins une fin mémorable , et N digne de ses ancêtres. >* Peu touché de ces conseils , Pison s'étant montré un moment , se renferma chez lui pour se préparer k mourir ; bientût arrive une troupe de soldats : Néron lé» avait choisis jeunes et nouveaux , craignant l'attachement des autres pour Pison. Il se fit.ouvrir les veines , et, par faiblesse

pour son épouse Arria Galla , laissa un testament plein de basses flatteries pourNëron; cette femme sans honneur n*avait de lou»ble que la beauté ; il l'avait enlevée à son ami Domitius Silius : la lâcheté du premier mari , et l'infiamie de sa feromp , mirent le comble au déshonneur de Pison.

Néron , pressé de se défaire de Plaatins Laterantis , consul désigné , ne lui permit ni d'embrasser ^s enfiins ^ ni de choisir son gehre de mort. Traîné dans le lieu destiné au cliAtiment des esclaves , et là égorgé par le tribun Statius , il garda courageusement le silence et ne lui reprocha pas même d'être son complice.

Ce meurtre fut suivi de celui de Sénëqne , sans aucune preuve qu'il eût conspiré ; mais le tyran fut ravi de s'en délivrer par le fer, le poison n'ayant pas réussi. Natalis seul avait fait cette déposition légère : « Que Pison l'avait envoyé à Sénèqne malade , » pour se plaindre de ce qu'il lui refusait l'entrée de sa maison , » et l'engager à entretenir leur amitié par nn commerce intime; *> à quoi Sénëqne avait répondu , que des entretiens fréquens et » secrets nuiraient à l'un et à l'antre; qu'au reste sa conservation » dépendait de celle de Pison. «* Granius SilvaAus^^ tribun d'une cohorte, est chargé d'aller demander au philosophe s'îf<:on venait du discours de Natalis et de sa réponse. Sénèque , soit k dessein , soit par hasard , était revenu ce jonr-là de Campanie , et se reposait dans nne de ses maisons à quatre milles de Rome ; il y était k table sur le soir avec Pauline son épouse , et deux amis , lorsque le tribun arriva, fit investir sa maison, et lui porta les ordres de l'empereur.

Sénèque répondit : « Que Pison lui avait envoyé Natalis pour n se plaindre de ce qii'il refusait de le voir; qu'il s'en était » excusé sur sa santé et son amour pour le repos; qu'il n'avait M aucun sujet d'attacher sa conservation à celle d'un particulier, » et que Néron , à qui il avait plus souvent parlé en homme M libre qu'en esdave , savait mieux que personne qu'il n'était » point flatteur. » Le tribun ayant rapporté ce discours an prince devant Poppée et Tigellinus, son conseil de cruauté, il demande si Sénèque songe à se donner la mort. Le tribun répond qu'il n'a remarqué ni crainte ni tristesse sur son visage ni dans ses paroles. On lui ordonne de repartir et d'annoncer la mort à Sénèqne. Fabitts Rusticus dit qu'il alla par un autre chemin trouver le préfet Fenius, lui fit part des ordres de l'empereur, Ini demanda s'il obéirait, et que Fenins le lui conseilla; tant une lâcheté fatale glaçait tous les cœurs! car Silvanus était un des conjurés , et contribuait k grossir les crimes qu'il avait promis de punir. Cependant il n'eut pas la force de voir Sénèque , et lui fît annoncer par un centurion qu'il fallait mourir.

Séuèque , sans se troubler, demande k (hiir son testament (i 35}; le centurion l'ayant refusé , il se tourne vers ses amis et leur dit : « Que puisqu'on Tempéchaitde leur témoigner sa reconnaissance, » il leur laissait le seul bien , mais le plus précieux qui loi restât , » l'image de sa vie ; que le souvenir qu'ils en conserveraient ho- •• norerait leurs sentimens et rendrait leur amitié mémorable. » Ils fondent en larmes : Sénëque tantôt les console , tantôt leur reproche leur faiblesse, en leur demandant avec fermeté : « Qu'é- » taient devenus les préceptes de la sagesse, et les réflexions » qui depuis tant d'années avaient dû les - prémunir contre ce M qui les menaçait? Si la cruauté de Néron n'étail pas trop n connue, et si, après avoir tué sa mère et son frère , 0 ne lui N restait pas à y joindre le meurtre de son gouTemeur et de » son maître ? »

Après ces discours généraux , il embrasse son épouse , et son courage faisant place à la tendresse , il la conjure de modérer sa douleur, d'y mettre des bornes , et de chercher dans le souvenir de la vie et des vertus de son époux un soulagement honorable au malheur de le perdre. Pauline répond qu'elle veut aussi mourir, et demande l'exécuteur. Sénèque ne voulant pas lui ravir cette gloire, et craignant d'ailleurs de laisser ce qu'il aimait en butte aux outrages : « Je vous montre, lui dit-il, ce qui » peut vous adoucir la vie ; vous préfères l'honneur et l'exemple » de mourir; je ne vous l'envierai point : périssons tous deux M avec un égal courage, et vous avec plus de gloire que moi. n Aussitôt ils se font ouvrir les veines des bras. Sénèque , qui , affaibli par la vieillesse et par un régime austère , ne perdait son sang qu'avec lenteur , se fait aussi couper les veines des jarrets et des jambes. Soufirant alors des douleurs cruelles , et craignant d'accabler son épouse par le spectacle de ses maux , ou d'être accablé lui-même par la vue de son épouse mourante, il l'engage à passer dans une antre chambre ; et toujours éloquent jusqu'au dernier soupir, il fit appeler des secrétaires 4 qui il dicta ces paroles si connues , auxquelles je m'abstiens de tou-* cher.

Néron n'ayant aucun sujet de haïr Pauline , voulut empêcher une mort qui rendait sa cruauté trop odieuse. Des soldats pressent les esclaves et les affranchis d'arrêter son sang et de bander Mur*^ plaies; on ne sait si elle s'en aperçut : car, comme on croit aisément le mal , on prétendit que tant qu'elle avait cru Néron im-* placable, elle avait cherché l'honneur de mourir avec non mari ; mais que des espérances plus favorables lui étant offertes , elle avait cédé à la douceur de vivre. Elle vécut encore quelques années , conservant avec honneur le souvenir de son époux , et

DE TACITE. las

montrant par la pâleur de ses membres et de'son visage, combien elle avait perdu de vie par ses blessures.'

Cependant les douleurs de Sénëque amenant lentement la mort , il pria Statius Anna*us , habile médecin et son ami , de lui faire apporter un poison qu'il gardait depuis long-temps, et qu'Athènes donnait aux criminels. Il le but , mais en vain , ses membres étant déjà froids , et le poison n'ayant plus d'effet sur lui ; enfin il entra dans un bain chaud , et jetant de l'eau sur les esclaves les plus proches : Je fais, dit-il , cette libation à Jupiter Libérateur li36). Delà il fut porté dans une étuve dont la vapeur Tétouffa : on le brûla sans aucune pompe ; il l'avait demandé par un codîcile , s'occupant de sa fin dans le temps même de son crédit et de son opulence.

On assure que Subrius Flavius , dans un conseil secret tenu avec les centurions (ce que Sénëque n'ignorait pas), avait décidé qu'après s'être défait de Néron par les mains de Pison, ils se déferaient de Pison méme^ et donneraient l'Empire à ce philosophe, appelé au trône par l'éclat seul de ses vertus : et comme Néron jouait de la harpe et Pison la tragédie , Flavius disait hautement : « Que l'Etat restait déshonoré en chassant un joueur »> de harpe pour prendre un comédien. »

Flavius répondit d'abord à ses accusateurs , qu'un homme de guerre comme lui n'aurait pas tramd un tel complot avec des hommes sans armes , efféminés, et de mœurs trop contraires aux siennes; se voyant pressé, il prit le parti honorable de l'aveu. Néron lui demanda pourquoi il avait trahi ses sermens : « Je. te n haïssais , dit-il ; aucun soldat ne t'a été plus fidèle tant que tu » as mérité d'être aimé : ma haine pour toi a commencé quand » je t'ai vu parricide de ta mère et de ta femme , cocher , ba- » teleur et incendiaire. » Je rapporte ces paroles parce qu'elles ne sont pas aussi connues que celles de Sénèque, et que le discours sans art, mais vigoureux, de cet homme de guerre, mérite aussi d'être conservé. Rien , dans cette conjuration , ne choqua davantage les oreilles du prince , aussi déterminé au crime, que peu fait à se l'entendre reprocher. Le tribun Veianus Niger, chargé du supplice de Flavius , fit creuser dans un champ voisin une fosse , dont Flavius se moqua , comme trop petite et trop étroite : On ne fait phts même une fosse dans les règles, dit-il aux soldats qui l'entouraient; et l'exécuteur lui ayant dit de présenter sa tête avec courage (i37), il répondit : Frappe de même.

Le centurion Sulpicius Asper imita sa fermeté. Néron lui demandant pourquoi il avait conspiré , il répondit que c'était le seul moyen de mettre fin à tant de crimes , et alla au supplice.

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5e poKTaat deuc . caoune f âge • cnaifaniM aai accnsatioa , il osa <ie vîoieoce mminr prriBce. Vraman axait «ae t^^^»»*^ qui swr le Ftruam et de:i eKiavo ipBBBaft ctbitm fiôla; Fem* raie le trïki» Gezclanas ^ a la lèttt dTaae cnharte , prêveue la irrollc éa cnitti . !»*tfiBparer de Ea dteieile qu'il appelait m anâiaa, et s'aMarcr «le La {CBsese qn rcBiirawaail. Ce îasr iraar TetfiBai avait vaqoê a tdoCes ses fMCtioos ; il était a table arec «saaûv traaqaïlieoa feîgaaat deftee; le» iôldati eatrcat et lui ■— nnrrnr le tribu», fi :ic lève anantot , s'enfenne , appelle le andi ria . se &it oavrir les vcîbcs , est plmay lest livast cacote dasi on baia cbaod, et csfiie sans va mot de plaisle. Ses coames foreat euTcIoppês, et ffcUckés eaia bîca avant daat la aait. Xêroo se reprcsentaat la fnjcar qo^ib avaieat eue de voir sucoêder la mort au faiiB, dit, en plaisantaot, qaHs ctaieat asica puais de leur repas ooasalaîre.

Il ordoaae easoite le meurtre de Locain. Ce poêle vojant coaler soa saag et coaservaat eacare la force et la chalear de Tima^îaatîoa lonqae la fie abaadoanait mrrmÎTrmcar loas ses membre», répéta la descriptioa qu^il avait faite ea vers d'an soldat blessé et périssant du même geare de mort : œ furent ses dernîmt parolos.

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