‹ ŒuvresChapitre 21 sur 56 · DE BOILEAU · texte numérisé non relu

DE BOILEAU

en félicitons les Pères grecs et M. de Tréville; mais ce rare mérite était médiocrement précieux pour l'Académie Française, malgré son respect pour la langue de S. Athanasc et de S. Basile.

On prétend que M. Arnauld d'Andilly, autre écrivain janséniste, ayant publié sa traduction des Confessions de S. Augustin , l'Académie Française fut si enchantée de cet ouvrage , qu'elle offrit à l'auteur de l'adopter parmi ses membres; que M. d'Andilly refusa modestement cet honneur; qu'en conséquence la compagnie résolut de ne plus offrir à personne le titre d'académicien , et d'attendre qu'on le demandât. L'anecdote de M. de Tréville fait douter que Louis XIV eût approuvé le choix de M. d'Andilly; et la délibération vraie ou prétendue de l'Académie, de ne plus offrir à personne le fauteuil académique, n'a pas toujours été bien rigoureusement observée, sinon par la compagnie en corps, au moins par quelques uns de ses membres. ( Voyez les articles de Charles Perrault, de Jean Rolland Mallet, et du cardinal de Soubise. )

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