‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 19 sur 493 · MONIME, PHARNACE, XIPHARÈS · texte numérisé non relu

MONIME, PHARNACE, XIPHARÈS

PHARNACE

Jusques à quand , Madame , attendrez-vous mon père ?

Des témoins de sa mort viennent à tous moments a t

Condamner votre doute et vos retar déments.

Venez , fuyez l'aspect de ce climat sauvage ,

Qui ne parle à vos yeux que d'un triste esclavage.

Un peuple obéissant vous attend à genoux ,

Sous un ciel plus heureux et plus digne de vous. 2 \

Le Pont vous reconnoît dès longtemps pour sa reine :

Vous en portez encor la marque souveraine ;

Et ce bandeau royal fut mis sur votre front

Comme un gage assuré de l'empire de Pont.

Maître de cet Etat que mon père me laisse, 2 ;

Madame, c'est à moi d'accomplir sa promesse.

Mais il faut, croyez-moi, sans attendre plus tard,

Ainsi que notre hymen presser notre départ.

Nos intérêts communs et mon cœur le demandent.

Prêts à vous recevoir, mes vaisseaux vous attendent, 2 1

Et du pied de l'autel vous y pouvez monter,

Souveraine des mers qui vous doivent porter.

MONIME

Seigneur, tant de bontés ont lieu de me confondre. Mais puisque le temps presse, et qu'il faut vous répondr Puis -je, laissant la feinte et les déguisements, 21

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