‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 21 sur 493 · C'est une fiction du poète · texte numérisé non relu

C'est une fiction du poète

J. Racine, iii 3

34 M1THRIDATE.

Et c'est de quoi, Seigneur, j'ai voulu vous parler. Quelque juste fureur dont je sois animée , Je ne puis point à Rome opposer une armée ; Inutile témoin de tous ses attentats,

Je n'ai pour me venger ni sceptre ni soldats ; 270 Enfin, je n'ai qu'un cœur. Tout ce que je puis faire1, C'est de garder la foi que je dois à mon père, De ne point dans son sang aller tremper mes mains En épousant en vous l'allié des Romains.

PHARNACE

Que parlez-vous de Rome et de son alliance ? 276 Pourquoi tout ce discours et cette défiance ? Qui vous dit qu'avec eux je prétends m'allier ?

Mais vous-même, Seigneur, pouvez-vous le nier? Comment m'offririez-vous l'entrée et la couronne D'un pays que partout leur armée environne 2, a 8 o

Si le traité secret qui vous lie aux Romains Ne vous en assuroit l'empire et les chemins ?

PHARNACE

De mes intentions je pourrois vous instruire,

Et je sais les raisons que j'aurois à vous dire,

Si laissant en effet les vains déguisements, 2 85

Vous m'aviez expliqué vos secrets sentiments8.

Mais enfin je commence, après tant de traverses,

Madame , à rassembler vos excuses diverses ;

Je crois voir l'intérêt que vous voulez celer ,

Et qu'un autre qu'un père ici vous fait parler. 290

XIPHARÈS

Quel que soit l'intérêt qui fait parler la Reine4,

x.Var, Seigneur, je n'ai qu'un cœur. Tout ce que je puis faire. (1673-87) "X.Var. D'un pays que la guerre et leur camp environne. (1673-87)

3. Var. Si vous-même laissant ces vains déguisements, Vous m'aviez expliqué vos propres sentiments. (1673-87)

4. Xipharès, qui a pour rival son frère, et qui, en présence de Monime,

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