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« Soutenez-moi; relevez ma tête; mes membres brisés n'ont pins de force, ô mes amies. » (Euripide, Hippolyte, vers 197 et 198.)
2. Il y a bien s'assit, au sens du présent, dans toutes les éditions publiées du vivant de l'auteur. Cette indication manque dans l'impression de 1678. Les éditeurs modernes ont remplacé s'assit par s'assied, que déjà Van gelas donne comme la seule forme régulière de la troisième personne du présent.
3. Bocpô pot xsfocXrjç èm'xpcivov Iveiv "AsssA • à/A7T£Taaov fiàarpvxov w/jioiç.
« Ce voile sur ma tête est pesant ; écarte-le ; laisse retomber ces boucles sur mes épaules.» (Euripide, Hippolyte, vers 200 et 20 1.)
La Pinelière, dans son Hippolyte (acte III, scène 1) , a ainsi développé ce passage d'Euripide :
Qu'on ôte de mes yeux tous ces habits royaux.
Serrez ces chaînes d'or; cachez tous ces joyaux.
Que je ne voye plus ces riches broderies,
Ces perles du Levant, toutes ces pierreries !
Non, ne me poudrez plus désormais les cheveux ;
Arrachez ces rubans, faites ce que je veux,
Et qu'au gré du zéphyre ils volent sans contrainte.
Mettez-moi ces carquois ; que sans honte et sans crainte
Je suive mon chasseur à travers ces forêts.
Quelle importune main , en formant tous ces nœuds , A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux? 160 Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire. oenone .
Comme on voit tous ses vœux l'un l'autre se détruire ! Vous-même , condamnant vos injustes desseins , Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains ; Vous-même , rappelant votre force première , 1 6 5
Vous vouliez vous montrer et revoir la lumière. Vous la voyez , Madame ; et prête à vous cacher, Vous haïssez le jour que vous veniez chercher1?
PHÈDRE
Noble et brillant auteur d'une triste famille ,
i. To'Js aoi féyyoç ).a/£7rpov, et?' otlOrip.... Aevpo yàp èldsïv tt5.v ëizoç, yjv qol.
Ta^ù yàp afâllet, v.où§svi %u.îpet,çt OùSs g-5 àpéaxet to Ttapov, to â' ânov <bîXTspov riysT.
« La voici cette brillante lumière, le voici cet air pur.... C'était ici que vous demandiez instamment à venir; et peut être allez-vous vous hâter de rentrer dans votre appartement; vous êtes prompte à rejeter ce que vous souhaitiez; rien ne vous cause de joie; ce que vous avez cesse de vous plaire; et il vous semble que vous aimez mieux ce que vous n'avez pas. » (Euripide, Hippolyte, vers 177-184.)
On retrouve les mêmes traits dans Sénèque :
Nil idem dubise placet.
Attolli jubet7
Iterumque poni corpus; et solvi comas Rursusque fingi : semper impatiens sui,
Mutatur habitus
(Vers 365-373.)
Robert Garnier a ainsi rendu ce passage :
Rien ne lui sauroit plaire : elle s'assied dolente, Puis elle se relève, ou se couche inconstante.... Tantôt elle pâlit, et tout soudainement La couleur lui rehausse
Et la Pinelière (acte II, scène u) :
Elle quitte un discours, et puis elle l'achève ; Tantôt elle s'assied, tantôt elle se lève; Tout plaît et tout déplaît à ses esprits confus ; Elle veut une chose, et puis ne la veut plus.