ACTE I, SCÈNE III
Toi , dont ma mère osoit se vanter d'être fille 1 , 170 Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois , Soleil, je te viens voir pour la dernière fois.
OENONE
Quoi? vous ne perdrez point cette cruelle envie?
Vous verrai-je toujours, renonçant à la vie,
Faire de votre mort les funestes apprêts? 1 7 5
PHÈDRE
Dieux! que ne suis-je assise à l'ombre des forêts ! Quand pourrai-je, au travers d'une noble poussière, Suivre de l'œil un char fuyant dans la carrière 2 ?
OENONE
Quoi, Madame?
Insensée, où suis-je? et qu'ai-je dit?
Où laissé-je égarer mes vœux et mon esprit? 180 Je l'ai perdu : les Dieux m'en ont ravi l'usage.