Fatale miserse matris agnosco malum
(Sénèque, Hippolyte, vers u3.)
Dans le même passage delà tragédie de Sénèque (vers 124-126), Phèdre explique les motifs de cette haine de Vénus :
Slirpem perosa Solis invisi Venus, Per nos catenas vindicat Martis sui Suasque —
Pasiphaé, mère de Phèdre, était fille du Soleil et de Créta, ou de Perséis, suivant d'autres. Or c'était le Soleil qui avait découvert et dénoncé à Vulcain l'adultère de Mars et de Vénus.
2. 11 est parlé de ce temple dans le prologue d'Euripide (vers 20,-33) :
Kat npiv pièv èXdeïv Trjviïe yvjv Tpoi^Yj'Jio(.vJ Tlerpocv Tccx.p' olùtyiv Yla.lXûSoç, xaro^tov Tr/ç ty)g$£ vaov K'jTipiiïoi; êyxa6'ecffaT0, 5Epw(r' spoiz' exfîvj/AOv ' lImzolÛTu S' ski To loïnov évof/.ctÇsv iSpùvdou deotv.
a Avant d'arriver dans ce pays de Trézène, Phèdre sur le rocher même de Pallas, en un lieu d'où l'on aperçoit la terre où nous sommes, fit bâtir un temple à Vénus, monument de son amour pour un absent; et cet édifice qu'elle consacra à la Déesse, c'est du nom d'Hippolyte qu'elle le nomma pour tous les temps à venir. » C'est ce qu'on lit aussi dans Diodore, livre IV. Le scoliaste d'Homère dit sur le vers 320 du XIe livre de Y Odyssée que le temple de Vénus bâti à Athènes par Phèdre s'appelait encore Y Hippolyteum.
3. Louis Racine rapproche de ces vers ceux de Virgile (livre IV, vers 63 et suivants), qui semblent en effet les avoir inspirés :
Pecudumque reclusis
Pectoribus inhians, spirantia consulit exta. Heu vatum ignarse mentes / Quid vota furentem, Quid delubra juvant?
4. Geoffroy, comme ailleurs déjà, a remplacé au pied par aux pieds.