Voyez ci-dessus la note i de la page
2. La robe de lin était portée par les lévites. Le jeune Samuel, qui avait, comme Joas, «prêté son ministère aux autels, »nous est représenté avec l'éphod de lin : « Ministrabat ante faciem Domini, puer, accinctus ephodlineo. » {Livre II des Rois , 11. 18.) — Joas, il est vrai, n'était pas de la tribu deLévi; mais, pour le mieux cacher, on lui avait donné des fonctions et un costume qui ne lui appartenaient pas.
3. « Racine s'est trompé ici sur les rites. On n'arrosait point l'assemblée du sang de la victime. Le prêtre trempait simplement un doigt dans le sang, et en faisait sept aspersions devant le voile du sanctuaire ; il en frottait les cornes de l'autel, et répandait le reste au pied du même autel. L'auteur a confondu avec le rite judaïque ce qu'il avait lu dans le xxive chapitre de Y Exode, où il est dit que Moïse fit l'aspersion du sang de la victime sur le peuple assemblé; mais il n'y avait point encore de rite ni de cérémonies légales. » [Sentiments de V Académie.) — Cette critique de l'Académie n'a pas trouvé de contradicteurs. Les rites qu'elle rappelle sont réglés dans le Lévitique* xvi, 14, 18 et 1 g. Racine était évidemment préoccupé de ce qu'il avait lu au verset 8 du chapitre xxiv de VExnde : « Ille (Moyses) vero sumptum sanguinem respersit « in populum.... », et dans YÉyître de saint Paul aux Hébreux (ix, 19 et 21) : « Lecto enim omni mandato legis a Moyse universo populo , aceipiens san- <c guinem vitulorum et hircorum, cum aqua et lanacoccinea et hyssopo, ipsum « quoque librura et omnem populum aspersit.... Etiam tabernaculum et omnia a vasa ministerii sanguine sîmiliter aspersit. »