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mencement du dialogue, tout roule, comme dans le premier écrit polémique de Perrault, sur la question générale de la préférence à donner aux anciens ou aux modernes. Cléobule reproduit les propositions paradoxales qui avaient été avancées déjà dans Y Avertissement de la Secchia. A ses yeux, ceux qui admirent l'antiquité, et qu'il appelle la cabale, sont incapables de bien entendre ces vieux auteurs si vantés, et n'ont inventé cette admiration mystérieuse que pour se distinguer du vulgaire par un air de science profonde. Mais cette première partie n'est qu'une sorte de préface, et nous promet une suite où, pour mieux faire juger de la justesse de la thèse, « on fera la comparaison d'une pièce antique avec une pièce moderne , et on les mettra toutes deux en un jour égal , sans laisser aucun avantage à l'une plus qu'à l'autre. s> Les deux pièces qu'on se propose de mettre en parallèle étant Yjphigénie d'Euripide et celle de Racine, elles seront l'une et l'autre « dépou^lées de leurs vêtements avantageux, » c'est-àdire réduites à la prose de Perrault, afin que la versification de Racine, « qui touche l'oreille si agréablement, » ne se trouve pas avoir une injuste supériorité sur la versification d'Euripide, devenue pour nous lettre close. Cléobule, dès cette première partie, s'engage à montrer combien Racine est au-dessus du modèle qu'il s'est proposé, et auquel il a été trop bon d'emprunter des pensées très-ordinaires, et faciles à trouver sans ce secours. Il fera voir que le poète français a exprimé d'une manière plus élégante et plus châtiée « ce qu'Euripide a dit dans un désordre de paroles diffuses , inutiles, mal choisies. » A son sentiment, « les tragédies de Sophocle et d'Euripide ne peuvent disputer de beauté et de bonté avec celles de MM. Corneille et Racine. » Il finit en ajournant Philarque à quinzaine pour reprendre la dispute et entrer dans le détail du parallèle annoncé. Par malheur, la seconde partie est restée en projet. On en lit, dans le manuscrit, le titre raturé; et l'on ne trouve plus que la traduction de la tragédie grecque, et aussi toute Vlphigénie de Racine impartialement dépouillée de ses rimes et de la mesure de ses vers. Cette interruption de l'écrit de Perrault ne laisserait quelque chose à regretter que si , dans la comparaison des deux tragédies, il avait eu le dessein de nous expliquer en quoi Ra-
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cine, toutes les fois qu'il s'était frayé une route nouvelle, lui paraissait bien supérieur au tragique grec pour la composition de sa pièce et pour la conception des caractères ; peutêtre alors aurions-nous eu une apologie de l'épisode d'Eriphile et de l'amour d'ïphigénie et d'Achille, qui eût été pour nous comme un nouveau chapitre de l'histoire du goût chez les contemporains de Racine. Mais si Perrault devait se borner à quelques comparaisons de style, il n'a fait, en les laissant au bout de sa plume, que ménager notre temps. Les connaissances qu'exigerait ce travail lui manquaient absolument. La manière dont il a mis en prose les deux tragédies en dit assez sur la compétence de son jugement et même sur les conditions d'impartialité dans lesquelles il s'était flatté de le prononcer. Sans doute substituer aux beaux vers de Racine une prose traînante et décolorée, c'était lui faire grand tort; mais Euripide est bien autrement défiguré et travesti dans une traduction grotesque , où lui est appliqué le même procédé que plus tard Voltaire , avec une malice bien plus spirituelle , a employé contre Shakspeare. Deux lignes tirées de la traduction du début de la tragédie grecque suffiront comme échantillon : « Agamemnon. Holà ! bonhomme , sortez un peu ici devant ce logis. — Vieillard. Qu'y a-t-il de nouveau que vous veuilliez faire, roi Agamemnon ? » Un peu plus loin, les vers 98 1 et 982 sont ainsi rendus : « Clytemnestre. Je suis sortie du logis pour trouver mon mari qui a quitté le logis. » C'était faire la partie belle à Racine. Pour trouver quelque esprit dans une injustice si criante commise en sa faveur, on a besoin de se souvenir que Perrault tirait ainsi vengeance de la préface d'ïphigénie. Reconnaissons-lui cependant un autre mérite encore dans le choix qu'il avait fait de Y Iphigénie de Racine pour l'opposer à celle d'Euripide; il fut assez courtois et assez juste, il entendit assez bien les intérêts de la cause qu'il plaidait, pour ne pas aller chercher, ainsi que pouvait être tenté de le faire un homme en querelle avec Racine, Y Iphigénie de le Clerc.
La pauvre tragédie , qui avait été une machine de guerre contre notre poète, était du reste bien oubliée déjà ; et elle eût été à jamais ensevelie dans cet oubli, si la lutte ridicule qu'elle avait eu l'ambition d'engager avec un chef-d'œuvre ne l'avait
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tristement immortalisée , et si , au même titre que la Phèdre de Pradon, elle n'appartenait à notre histoire littéraire comme un des plus méprisables monuments de F esprit de cabale. Elle avait été jouée pour la première fois à l'Hôtel de Guénégaud le vendredi 24 mai 1675. La dernière représentation fut assez rapprochée de la première, ayant été donnée le 9 juin de la même année; cinq représentations avaient suffi1. Remarquons que la tactique des ennemis de Racine avait été exactement la même contre le succès de son Jphigénie qu'elle fut plus tard contre celui de Phèdre : lui susciter un rival qui s'empare du même sujet presque au même moment, et qui pille, autant qu'il le sait faire, le poëte qu'il prétend supplanter; puis, quand vient la déroute , répandre le bruit que Racine jaloux n'a pas laissé le champ libre à son antagoniste. Le Clerc insinue dans la préface 2 de sa pièce la plainte que Pradon osera plus hautement articuler : « On a voulu, dit-il, étouffer » son Iphigénie. Il prétend, dans cette même préface, que le hasard seul le fit se rencontrer avec Racine dans une lutte qu'il n'avait pas cherchée. Se trouva- t-il quelqu'un qui pût l'en croire? Il s'était engagé de gaieté de cœur dans cette sotte témérité, et une cabale l'y avait poussé; ce qui pourrait d'abord étonner. Quoique Michel le Clerc fut depuis treize ans déjà de l'Académie française, devait-on sérieusement espérer qu'un aussi pauvre poète, qui, depuis sa première tragédie, avait pendant trente années abandonné la scène pour le barreau, serait capable d'enlever la palme à Racine? Pour une semblable entreprise il n'était guère mieux choisi que Pradon ; mais on n'avait pas fait un trop mauvais calcul , plus tard l'événement le prouva, si l'on avait prévu que plus les rivaux seraient indignes, plus, malgré leur infaillible défaite, on découragerait, par l'apparence injurieuse d'une absurde lutte , une âme de tout temps facile à blesser. La pièce de
1 . Cela est constaté par le registre de la Grange, qui n'indique pas d'autres représentations que les suivantes : 24 mai 1675, 26 et 28 mai, 7 et 9 juin.
2. Cette préface est en tête de la tragédie, qui fut imprimée en 1676 sous ce titre : Iphigénie, tragédie par M. le Clerc, à Paris, Olivier de Varennes, au Palais. Avec privilège du Roy (in-12).
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le Clerc ne mérite pas qu'on essaye ici d'en donner quelque idée. On doit se contenter de noter dans la préface une petite sortie critique contre Racine. « Il a trouvé, dit le Clerc, que le sujet étoit trop nu, s'il ne donnoit une rivale à Iphigénie; et il m'a paru que les irrésolutions d'un père combattu par les sentiments de la nature et par les devoirs d'un chef d'armée, que le désespoir d'une mère,... que la constance de cette fille , qui s'offre généreusement à être la victime des Grecs, enfin que la juste colère d' Achille.... suflisoit pour attacher et pour remplir l'esprit de l'auditeur pendant cinq actes, et pour y produire cette terreur et cette pitié, sans qu'il fût besoin d'y joindre des intrigues d'amour et des jalousies hors-d'œuvre, qui n'auroient fait que rompre le fil de l'action principale. » Ce n'est certainement pas trop mal critiquer. Mais la critique de le Clerc valait mieux que son art. L'amour, qu'il regardait comme un mauvais remplissage, a place dans sa tragédie. Rotrou, dans son Iphigénie, n'avait pas oublié de faire Achille amoureux. Le héros, il est vrai, n'aimait pas la jeune princesse avant' qu'elle vînt à Aulis; il ne la connaissait pas encore; mais à peine s'est-elle montrée à lui, que son cœur est foudroyé :
Beaux yeux, contre vos coups je ne suis plus Achille.
Le Clerc , en cela aussi , a copié Rotrou, sur lequel il s'est réglé si souvent, et jusqu'au plagiat. On croira donc sans peine que si, dans l'expression de sa tendresse, l'Achille de le Clerc diffère du héros de Racine, ce n'est pas que chez lui cette expression soit moins romanesque : elle l'est jusqu'au ridicule, tandis que, dans notre poëte, la galanterie dWchille, si elle ne convient pas à son caractère, a toujours du moins, sans parler de l'élégance des vers, quelque chose de noble et d'héroïque. Malgré les traits lancés dans sa préface contre Racine, le Clerc n'ose pas plus que l'auteur anonyme des Remarques y contester le triomphe ni même les beautés de Y Iphigénie du grand poëte : « Elle a eu, dit-il , tout le succès qu'il pouvoit souhaiter, et sans doute elle a de grandes beautés. Elle a, ce semble, épuisé tous les applaudissements. » Il se flattait néanmoins qu'il en était resté pour lui-même , et que sa tragédie , quoique venue un peu tard , avait été « encore
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assez heureuse pour trouver des partisans. » Ce qu'il y a de plus risible dans sa préface, c'est qu'il ne craignait pas d'y comparer le duel des deux Iphigénies à celui des deux Bérénices. Mais rien ne peut surprendre de la part de celui qui avait osé entrer en concurrence avec Racine. La seule vengeance que celui-ci tira d'un si présomptueux défi fut, comme on sait, la piquante épigramme :
Entre le Clerc et son ami Coras, etc.
Il est très-vrai , ainsi que le dit F épigramme, que les deux collaborateurs se disputèrent la gloire du chef-d'œuvre; mais quand Racine a supposé qu'après l'avoir fait paraître, ils ne voulurent plus ni l'un ni l'autre l'avoir fait, c'est pure plaisanterie. Le Clerc, lorsque la pièce fut imprimée, en réclama assez vivement la paternité, et refusa de reconnaître devoir à Coras plus « d'une centaine de vers épars çà et là. ».
La critique, au temps de Racine, avait, nous l'avons vu, élevé des objections contre l'épisode d'Eriphile et contre la part que dans sa pièce le poète avait faite à l'amour ; mais ces objections avaient peu de portée. Plus tard seulement on sentit que la peinture des sentiments passionnés ou tendres d'Eriphile, d'Iphigénie et d'Achille avaient le défaut de trop rapprocher de nos mœurs une rude antiquité, et de la parer d'un costume moderne qui l'embellit moins qu'elle ne la défigure. Eclairé par sa prédilection pour les tragiques grecs, qu'il n'a cependant pas su traduire avec un sentiment vrai de la beauté antique, le P. Brumoy, au dix-huitième siècle, comprit bien1 quel reproche on avait le droit de faire au moderne Euripide. « La nécessité, a-t-il dit, de remplir une tragédie françoise d'événements a pour le moins autant engagé Racine à imaginer l'épisode d'Eriphile que l'envie d'épargner aux spectateurs le prodige de la biche substituée à Iphigénie. Cet épisode est véritablement tiré du sujet, comme il l'observe , et par là il est plus excusable que celui d'Aricie dans Phèdre. Mais l'un et l'autre est toujours épisode; et par ces deux ressorts qui se ressem-
i . Voyez ses Réflexions sur /'Iphigénie en Aulide d'Euripide, de Lodovico Dolce, de Rotrou et de Racine, au tome I du Théâtre des Grecs (édition de 1730, in-4°).
NOTICE
blent si fort, il arrive qu'Achille perd presque autant de son caractère dans la pièce d\Tphigénie qu'Hippolyte dans celle de Phèdre. Achille, galant et françois au point où il l'est, dément un peu l'Achille grec; » et plus loin : « le caractère d'Achille est tout à fait françois chez Racine. Le poète l'a voulu tel, parce qu'il falloit plaire à des personnes qu'il avoit faites à cette manière galante de traiter la tragédie. » On doit contester à Brumoy que Racine ait en effet introduit sur notre scène un goût qui y régnait avant lui ; mais celui qui a excellé dans la peinture de l'amour, a fini par être regardé comme l'inventeur de ce genre de peinture. A part cette injustice, on ne peut guère s'empêcher de donner raison à Brumoy. Son jugement sur le caractère d'Agamemnon n'est pas non plus sans vérité : « Chez Euripide, dit-il, on voit un roi à la grecque, c'est-à-dne un peu bourgeois, selon notre manière de penser. Dolce lui a donné un air de prince italien ; Rotrou le relève encore davantage ; mais Racine le rend tout à fait majestueux à la françoise. »
Un critique qui a presque toujours jugé notre littérature avec des préventions hostiles, et quelquefois avec l'incompétence d'un étranger trop peu familier avec ses beautés pour les bien apprécier, mais qui du reste avait sur le théâtre antique des vues autrement fécondes, étendues, élevées que le P. Brumoy, A. W. Schlegel a fait à peu près les mêmes reproches que lui à Ylphigénie de Racine. Voici comment il en a parlé, ne montrant que le côté vulnérable : « Nous ne saurions y voir qu'une tragédie grecque habillée à la moderne, où le caractère intrigant d'Ériphile altère la simplicité du sujet, où les mœurs ne sont plus en harmonie avec les traditions mythologiques, et où Achille, quelque bouillant qu'on ait voulu le faire, par cela seul qu'on le peint amoureux et galant, ne peut pas se supporter. La Harpe prétend que Y Achille de Racine ressemble plus à celui d'Homère que l'Achille d'Euripide. Que répondre à cette assertion? Pour adoptèr de tels jugements, il faudrait commencer par oublier les Grecs1. » C'est aussi l'opinion qu'a exprimée d'une manière piquante M. ïaine :
i. Cours de littérature dramatique , traduit de l'allemand, Paris et Genève, 1814, tome II, p. 2o3 et 204.
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« Mettez, dit-il, parlant de l'Achille grec, mettez en regard le charmant cavalier de Racine, à la vérité un peu fier de sa race et bouillant comme un jeune homme, mais disert, poli, du meilleur ton, respectueux envers les captives..., leur demandant permission pour se présenter devant elles, tellement qu'à la fin il ôte son chapeau à plumes, et leur offre galamment le
bras pour les mettre en liberté Une des causes de l'amour
d'Iphigénie c'est qu'Achille est de meilleure maison qu'elle; elle est glorieuse d'une telle alliance ; vous diriez une princesse de Savoie ou de Bavière qui va épouser le Dauphin de France 1 . » Il y a, ce nous semble, dans ces épigrammes si bien aiguisées quelque exagération : le spirituel écrivain, fidèle à sa méthode ordinaire, tenait beaucoup, en jugeant Racine, à mettre en relief la forte empreinte que le génie du poète, soumis aux lois qui règlent tous les cerveaux humains, avait nécessairement reçue des moeurs de son temps et de son pays. Avec M. Taine, comme avec Schlegel , nous voilà bien loin de Voltaire , qui trouvait Achille « beaucoup plus fier, plus violent qu'il n'est tendre. » Il disait encore : « Jamais Achille n'a été plus Achille que dans cette tragédie. Les étrangers ne pourront pas dire de lui ce qu'ils disent d'Hippolyte, de Xipharès, d'Antiochus, roi de Comagène, deBajazet même; ils les appellent Monsieur Bajazet, Monsieur Antiochus, Monsieur Xipharès, Monsieur Hippolyte, et, je l'avoue, ils n'ont pas tort2. » Il paraît n'avoir pas varié dans ce jugement; c'est ainsi que dans le Temple du goût il n'a point mêlé le nom d'Achille à ceux de ces galants héros de Racine, dont on ne parlera jamais avec une plus agréable malice qu'il ne l'a fait :
Racine observe les portraits De Bajazet, de Xipharès, De Britannicus, d'Hippolyte.
A peine il distingue leurs traits ; Ils ont tous le même mérite :
Tendres, galants, doux et discrets;
x. Nouveaux essais de critique et d'histoire, par H. Taine, i865, I vol. in-12, p. 227 et p. 23o.
2. Dictionnaire philosophique , Art dramatique, tome XXVII des OEuvres complètes, p. 94.
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Et l'Amour, qui marche à leur suite, Les croit des courtisans françois.
L'exception qu'il faisait en faveur d'Achille peut sans doute nous sembler trop absolue. Il n'est pas impossible cependant de se l'expliquer. Racine avait profondément étudié, non-seulement dans Euripide, mais, remontant à la première source, dans Homère, le caractère du héros grec. Les traits que lui fournissaient ces deux poètes ont été rendus par lui avec l'art d'un grand peintre; si quelques couleurs trop modernes en ont chez lui changé parfois l'expression, elles sont loin de les avoir entièrement effacés. Ce que ces traits ont conservé de leur antique beauté avait surtout frappé Voltaire. Tout d'ailleurs, dans Y Iphi génie de Racine, le ravissait d'admiration; et quand il se demandait quelle était sur notre théâtre la tragédie à la fois la plus régulière et la plus pathétique, celle que nous pouvions proposer à toute l'Europe comme satisfaisant à toutes les conditions de l'art, il ne croyait pas dans Phèdre elle-même rencontrer cet idéal, mais dans la seule Iphigénie Elle lui paraissait celle de toutes les tragédies qui, avec Athcdie, approchait le plus de la perfection2. Il parlait un jour des larmes d'admiration et d'attendrissement que la centième lecture de ce chef-d'œuvre venait de lui arracher3: « O véritable tragédie ! s'écriait-il; beauté de tous les temps et de toutes les nations ! Malheur aux barbares qui ne sentiraient pas jusqu'au fond du cœur ce prodigieux mérite4! » Un suffrage donné avec tant d'enthousiasme, par un tel juge, doit être compté. Il aurait cependant plus de poids encore, si à cette juste admiration ne s'étaient souvent mêlés les plus étranges blasphèmes contre la gloire de ces tragiques grecs envers qui Racine avait su se montrer plus équitable.
Nous avons dit plus haut que Racine dans son Iphigénie