‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 21 sur 394 · ODE VIL · texte numérisé non relu

ODE VIL

A DIAGORAS, JTykth, vainqueur au combat de main.

Il commence par une belle comparaison qu'il fait d'une coupe pleine de vin à un poëme qu'il appelle le nectar des Muses.

$id(Xav wç d Tiç àcpveiaç dcTib X^ipbç e}.wv, "EvSov (â[ji.:t£Xou 'my(X6.X,oi-

Neavfa Ya[j^6pco 7cpo7r(v(ov Ol'xoôsv otxaSs, Ttdcy- )(puaov, xopucpàv XTsdcvtov,

SufJLÎTOatOU TE X'^P^'^î Xà§6ç T£ Tl[J.dc-

çyaç Ibv, Iv SI (pîXiov IlapsdvTtov, G^xé fjLiv <^a- XwTov ô[j.6cppovoç £uvaç ' Kal lytb véxxap y^uxbv, Motaav B6atv, (JôXocpépoiç 'Avôpdcaiv 7tl[jî.7ro)V, yXuxuv xap- Tcbv 9p£v6ç y' tXdcaxo[xai.

Tout de même qu'un homme riche, prenant à la main une coupe pleine de vin, la porte à son gendre, et lui donne le plus pre'cieux de ses meubles, tant pour l'honneur du festin que pour honorer son alliance , et le fait estimer heureux de ses amis pour l'amitié qui est entre le gendre et le beaupère : aussi je porte maintenant un nectar tout pur, lequel est un don des Muses, et le doux fruit de mon esprit, afin de réjouir nos vainqueurs.

<ï>a[jLat xaxI/^oVT' dcyaôaf,

"ÂXXoT£ 8' à'XXoV £TO7rT£U£l Xdtptç Çw-

6ccX[xtoç, àôupLEXer

6' afjia [Kh cp6p[JLiYYt, Tza^tçxb-

voiaf t' Iv à'vTEaiv a5Xwv.

SUR LES OLYMPIQUES DE PINDARE. 3i

Celui-là est heureux qui est en bonne réputation ; mais il y en a peu qui soient honorés et loués par la poésie, laquelle immortalise les hommes et leur donne une vie florissante. Il y en a qui entendent ce mot de Xàptç pour la Fortune.

"ÀsXfoiô x£, vu[jicpav T680V.

Il est ordinaire à Pindare de donner aux villes le nom des nymphes qui ont été appelées comme elles, et d'en faire des divinités.

'A86vTa Mm.

Un homme qui plaisoit à la justice , c'est-à-dire un homme juste.

'A[JLcpt ô' avGpc/)-

'AvapfG(i.r)Tot xpl[j,avT:ai* TouTO B' (^[xdt^avov supstv, "0 Ti vuv xai âv TslzM- Ta cplpiatov avBp\ Tu^^sfv.

Il dit cela à cause que Tlépolémus, aïeul de Diagoras, avoit tué le frère de sa mère : en suite de quoi l'oracle lui ordonna de quitter son pays, et de venir à Rhode, où il régna heureusement.

Al ZI «ppsvwv zapayjxt IlapéîrXa^av xa\ cocp6v.

Ainsi la colère avoit emporté Tlépolémus.

"EvOa TOxè B^iyz 0£wv [SaaiXsuç o {Jilyaç

Ainsi Homère a dit de la même ville de Rhodt^i :

« Kaf acpi Osajreaiov :tXouTov y.aT£/£U£ Kpovfwv'. » Ensuite il décrit tout à fait bien la naissance de Pallas.

I. Iliade^ livre II, vers 670. Cé vers est cité dans les scolies.

REMARQUES

Lorsque Vulcaiii, dit[-il] , avec une hache d'airain lit sortir Minerve de la tête de Jupiter :

Ilaxipoç 'AOavafa xopucpàv xax' à'xpav 'Avopouaaa' àXdcXa-

Oùpavbç ô' l'cppi^s viv xai Faîa (xdcirjp.

Alors le Soleil, oauaiêpoTOç * , commanda aux Rhodiens de bâtir ^ en l'honneur de Pallas; et le vénérable Prométhée, c'est-à-dire la Prévoyance, y mit les vertus et la joie. La vénération qu'on a pour les Dieux en prévoyant le bien et le mal qu'ils nous peuvent faire produit dans les cœurs la vertu et la joie ^ ; mais ils oublièrent de porter du feu pour le sacrifice, et firent des sacrifices san? feu. Le commentaire ne dit point à quelle cause Pindare dit cela.

Jupiter leur versa donc une pluie d'or :

Gàv fityaywv Vï^psXav, IIoXuv uae )(puo6v ,

Et Pallas leur donna l'art d'exceller par -dessus tous les autres hommes dans les ouvrages des mains, àpiaTOTrovoiç x^P^^'î eût vu dans leurs rues des statues qui sembloient être animées.

"Epya 8è Çwoîaiv Ip:r6v- T£aa( 6' ôjjLota xéXsuOot 4>épov • fi'^ ùl yXioç BaOu.

En effet, les Rhodiens ont inventé l'art de la sculpture. Quelques-uns croient que c'a été Dédale. Pindare parle peutêtre ici de ces statues qu'on faisoit marcher, et dont il est parlé dans Platon, ce me semble, in Conv.'*.

AaévTi Bl xat aocpi'a

MefCwv à'SoXoç xzkiUu

Page 1