‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 220 sur 394 · PLINE LE JEUNE · texte numérisé non relu

PLINE LE JEUNE

Lettre xiii. {En tête de la lettre.) Poètes qui récitoient.

Ibidem. Sed taiito magis iaudandi prohandique sunt, quos a scrihendi recitandlque studio hœc auditorum vel desldia vel superhïa non retardât. Boy. (Boyer').

Lettre xiv. Est ilU faciès liberalis.^ etc. Beau mari.

Lettre xvi. Neque débet operibiis ejus obesse , quod vivit. N"'

{nota). Grand personnage vivant.

Lettre xx. (Tb xév-pov ly/ateXiTce toîç àxpoto[jL£voi$.) 11 laisse un aiguillon à ses auditeurs.

Lettre xxiv. Nam mala emptio.^ etc. Acheter trop cher.

Livre V. Lettre xiii. {En tête de la lettre.) Lire ses ouvrages à ses amis.

Lettre xvi. {En tête de la lettre.) Mort d'une jeune fille. Ibidem. O triste plane acerbumque funus ! Mort précipitée. Ibidem. Pietatis totus est. Dévotion.

Lettre xvii. {En tête de la lettre.) Jeune seigneur qui se plaît à la poésie.

Ibidem. Gratulatus et fratri.^ qui ex auditorio illo non minorem pietatis gloriam, etc. Amitié de frère.

Livre VI. Lettre xv. {En tête de la lettre.) Poëte qui récite ses vers.

L.ettre xxiv. {En tête de la lettre.) Affection d'une femme envers son mari.

Lettre xxvii. Facilis inventio.^ non facilis electio. Il est aisé de trouver, et non de choisir.

Livre IX. Lettre xxiii. Exprimere non possum^ quam sit j'ucundum mihi., etc. Tendresse d'auteur.

Lettre xxvi. Nihil peccat., n'isi quod nihil peccat . Médiocre,

Ibidem. Ssepe accedere ad prœceps, etc. Sublime.

Ibidem. Maxime periculosa. Hardiesses.

Ibidem. Sed vide quanto major sit qui reprehenditur ipso reprehendente. Celui qui pèche ainsi est plus grand que celui qui le reprend.

1. Tel est le nom que désigne, avec une vraisemblance qui n'est pas loin de 1.1 certitude, l'al)réviati<)n Boy. Cette malice de Racine s'explique fort aisément. Boyer avait ti'ès-peu d'auditeurs pour ses sermons, comme pour ses pièces de théâtre; mais ses mauvais succès ne le décourage;iient pas : il les interprétait à sa manière, comme le prouve l'épîgramme aîtril)uée par quelques perscmnes à Racine (voyez notre toine IV, p. 2/19) :

Quand les })ièces rej)résentées

De Boycr sont peu (Véquentccs, etc.

LA BA.RT3E

Les notes marginales de Racine sur VHistoire de la Barde, qui est écrite i en latin, sont, comme ses Fragments historiques, du temps où il rassemblait des matériaux pour son Histoire du règne de Louis XIV. Elles n'ont pas le même caractère que celles dont il chargeait les marges des classiques anciens. Il ne s'agissait plus d'un travail littéraire, d'une étude de style, d'une provision à faire; de belles pensées et de lieux communs. Comme dans Siri, dans Nani et autres historiens de la même époque, Racine recueillait dans la Barde les renseignements dont il se proposait de faire usage. Le soin avec lequel il a annoté ce livre semble, aussi bien que plusieurs de ses Fragments historiques, une preuve que le plan de S(m Histoire était assez vaste, et qu'il voulait y donner de longs développements, non-seulement à la partie du règne de Louis XIV dont il pouvait parler comme témoin oculaire, mais aussi au temps de la R.égence et aux troubles de la Fronde, qui sont le sujet du livre de la Barde, Ce livre a pour titre : Johannis Lahardsei Matrolarum ad Sequanam marchionis, Régis ad Helvetios et Rhœtos extra ordinem legati, de Relus Gallicis Historiarum lihri decem, ah anno i643 ad annum i652. Parisiis, apud Bionysium Thierry.... M.DC.LXXI (i volume in-4°)' L'exemplaire, relié eu v( au, sur lequel Racine a écrit ses notes, appartient aujourd'hui à M. Dubrunfaut, à qui nous devons | exprimer notre gratitude pour l'obligeance qu'il a eue de le laisser plusieurs jours entre nos mains. Il porte la signature de Racine sur le fenillet de titre, au-dessous de la vignette. Onze pages manquent. j

L'auteur de cette histoire, Jean de la Barde, marquis de Marolîes-sur-Seine, fut envoyé de France au congrès d'Osnabruck, puis ambassadeur en Suisse. Il ' parle de lui-même aux pages 189, 190 et 198 de son Histoire.

Racine ne s'est pas contenté de noter sur les marges les noms et les principaux faits qu'on trouve dans ce livre, comme on l'eût pu faire dans un sommaire ou dans une table des matières. S'il en avait été ainsi, rien de cette annotation manuscrite ne vaudrait la peine d'être cité. Mais il complète les renseignements de l'historien, donnant souvent des dates plus précises; il le critique et le juge quelquefois. Il signale les sources où il a puisé, ou renvoie à d'autres auteurs. On apprend ainsi qu'il prenait fort au sérieux son devoir d'histo- ' riograplie, ne négligeant aucune des histoires, aucun des mémoires de cette époque. Ses notes ont encore un autre genre d'intérêt. Lorsque Racine y traduit la Barde, il le fait dans un styl& précis, retrouvant avec une grande faci- j îité la véritable expression française sous les circoDlocutions du texte latin ; | et, dans plus d'un endroit, ces traductions méritent d'être recueillies pour ! l'histoire de la langue. En général, lorsque les notes qu'on trouve ici n'ont j rien de remarquable par l'expression, nous les avons i-ecueillies par la seule raison que les faits, les dates, ou les détails géographiques qu'elles renferment,

LA BARDE

n'ont pas été donnés par la Barde , mais ajoutés par Racine. Voilà les diverses considérations qui nous ont guidé dans le choix que nous avons dû faire entre des notes trop nombreuses pour être toutes reproduites ici. Nous indiquons les pages où se trouvent les notes que nous donnons, et nous citons du texte de la Barde ce qui est indispensable pour les rendre intelligibles.

Livre I (i643), pages 3 et 4- Armando Brezseo Clara-Clemcntia soror erat, Ludovico Borbonio Ang'iano nupta^ cul ah Richello avimculo

per nuptiarum pacta dos satïs ampla dicta Sed liomini ab Ipso

Rege coli atqiie observari siieto ea affinitas haiid tanti quant par

erat visa. Le cardinal de Richelieu ne prëtendoit pas que le mariage du duc d'Angliien lui eût fait plus d'honneur que de merveille.

Page 7. Chai'ignius operam dabat uti cum eo nîJiil de solita familiaritate.... remltteret . Id vero qiianto gravius animadvertebat Mazarinus, etc. Chavigny ne vouloit point changer d'air avec le Cardinal, ce qui lui déplaisoit.

Page 19. Rediit Régi ad memorlam Nuceriian Richelio plane deditum fuisse. Le Roi disoit que si le Cardinal se fût fait Turc, des Noyers auroit aussitôt pris le turban. Siri *.

Page 26. In eo principe (Ludovic© XIII) nullam magis virtutem quam

celeritatem laudaverim., qua ssepius (hostes) oppressi Re infecta

discedere impatiens animus properabat . Il {Louis XIII) alloit fort vite opprimer'* ses ennemis, mais il s'ennuyoit bientôt aussi.

Page 5i. Prima hostium munitio ordo palorum fuit., ab terra in majorem humana altitudinem prominentium* ; dein ab his leniter acclive ad oppidi fossam versus spatium **, id quoniam ad glaciei speciem politum est., glaciarium appellant. * Palissade. — L'auteur se trompe et ne connoît point ce que c'est que le glacis^.

Livre II (1644)? P^g^ 78. Visum.... administrés qui locupletiores in urbe erant., ab lis grandem pecuniam fœnore sumere. On veut contraindre les aisés de prêter de l'argent au Roi.

Page 106. Hoc (Nucerio) aida pulso nuper^ Mottœus nihil postea aperce pretii fecit. La Motte n'avoit plus rien fait qui vaille depuis la disgrâce de [des] Noyers.

Livre III (i645), page i34. Sed ut sestivorum tempus in Hispania maturum est,.., etc. Tout ceci est pris mot à mot d'un petit traité qu'on apf)elle : Conjuration sur la ville de Barcelone'^.

1. Cette note est une de celles où Piacine ne traduit pas le texte, mais y ajoute quelque chose. Plus haut déjà, à la page 5, il renvoie également à Siri.

2. On trouve ce latinisme dans Andvo?naque,\er9, 1209. Voyez notre tome II, page 10 1, note i.

3. Cette note se lit sous les ratures, malgré le soin avec lequel elle a été effacée, sans doute par Racine lui-même.

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