‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 245 sur 394 · Nous n'avons pas la clef de ces badinages · texte numérisé non relu

Nous n'avons pas la clef de ces badinages

LETTRES

J'ai déjà lu toute la Callipédie ^, et je Fai admirée ~ toute entière. Il me semble qu'il ne se peut pas faire de plus beaux vers latins. Balzac diroit qu'ils sentent tout à fait l'ancienne Rome et la cour d'Auguste, que le cardinal du Perrone ^ les auroit lus' de fort bon cœur. Mais moi, qui ne sais pas si bien quel étoit ^ le goût de ce cardinal, et qui m'en soucie fort peu aussi, je me contente de vous en dire mon sentiment. Vous vous fâcherez peut-être de voir tant de ratures^; mais vous les devez pardonner à un homme qui sort de table. Vous savez que ce n'est pas le temps le plus propre du monde pour concevoir les choses bien nettement, et je puis dire avec autant de raison que M. Quillet, qu'il ne se faut pas mettre à travailler sitôt après le repas :

Nimirum ci^udam si ad Ixta cuhilia portas Ferdicem^ incoctaque agitas genitalia cœna^ Heu tenue effundes semen^'^.

Mais il ne m'importe de quelle façon je vous écrive,

5. Poëme latin de Cl. Quillet, dont la i^^ édition fut publiée en 1 65 5.

6. Le cardinal du Perron (Racine écrit Perrone)^ né en i556, I mort en 1618.

I 7. L'original porte lu (/«), sans accord.

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