DE RACOE A l'aBB^ LE YASSEUR
Ce jeudi [février ou mars 1661 *].
Je n'ai pu passer tantôt chez vous, comme je vous avois
istance liv.) Le texte original est, au second vers : In tutti i suoi bisogni. — Mandricard, fils d'Agrican, roi de Tartarie, dit ces paroles, après avoir enlevé Doralice, fille du roi de Grenade.
Lettre 7 (revue sur l'autographe , conservé à la Bibliothèque impériale). — i. Les derniers mots de cette lettre prouvent qu'elle a été écrite pendant le carême. On l'avait jusqu'ici datée de l'année
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j gg j' promis, à cause du mauvais temps. Ainsi je vous écris ce billet, afin de vous faire souvenir de la proposition que M. r Avocat vous fit hier d'aller aux machines ^. Je vous prie de me mander le jour que vous irez. M. Vitart se laissera peut-être débaucher pour y aller avec nous. Ainsi, si ma compagnie vous est indifférente, la sienne ne vous le sera pas peut-être. J'ai reçu aujourd'hui réponse de Daphnis ^, qui me fait de grands reproches à cause de son épitaphe, et qui me menace de me faire bientôt rétracter, et de me montrer que la croix ne fut jamais un partage qu'il voulût embrasser tout seul*.
1660; mais Racine y parlant d'aller aux machines (voyez la note suivante), nous croyons qu'elle est de 1661.
2. <c L'année 1661, dit de Léris (dans son Dictionnaire portatifs historique et littéraire des Théâtres^ p. xvi), fut l'époque de la construction du gi'and théâtre des machines des Thuilleries, qui fut élevé sous la conduite et sur les dessins de Vigarani, Italien, pour servir à la représentation des ballets et des comédies que Louis XIV vouloit faire exécuter. » Voyez aussi le Parallèle des principaux théâtres modernes^ par Joseph de Philippi (2 volumes in-folio), tome I, p. 9 et 10. C'est, nous le croyons, cette salle des machines des Tuileries que Racine se proposait de visiter. Blondel l'a décrite aux pages 89 et 90 du tome IV de son Architecture française (1756). Construite pour remplacer la salle du Petit-Bourbon, qui avait servi aux ballets et aux fêtes de la cour, et qu'on avait démolie en 1660, elle offrait, suivant Philippi, « la plus vaste scène qu'on eût encore vue de ce côté des Alpes. » Quelques personnes ont pensé, avec peu de vraisemblance, selon nous, que les machines dont parle Racine étaient celles de la Toison £or de Corneille sur le théiitre du Marais. Les premières représentations à Paris de cette pièce à grandes machines sont aussi du commencement de 1661.
3. Ainsi que nous l'avons dit dans une note sur le Sonnet pour célébrer la naissance dhin enfant de Nicolas Vitart (tome IV, p. 204), Daphnis paraît être le surnom que Racine donnait à Nicolas Vitart dans ses badinages poétiques. Il est vrai que deux lignes plus haut il le désigne sous son vrai nom; mais ici il s'agit sans doute de quelque réponse en vers faite par Vitart, sous le nom de Daphnis, à une épitaphe satirique.