II. « Portez-vous bien et vivez
Lettre 8 (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque impériale). — - i. C'était chez Mlle de la Croix, rue Galande, que demeurait Tabbé le Vasseur, comme on le voit par la suscription de quelques-unes des lettres de Racine. Sur les registres de baptême , de la Ferté-Milon nous avons trouvé des de la Croix alliés, en iô53, 1 aux Vitart. Mais ce que nous savons de plus certain sur cette fa- | mille nous est fourni par l'acte suivant tiré des registres de la pa- j roisse Saint-Séverin, à laquelle appartenait la rue Galande. La si- ^ gnature de le Vasseur au-dessous de celle de trois demoiselles de la | Croix ne laisse pas douter que l'une d'elles ne soit celle dont parle Racine : « Le lundi, 24® jour dudit mois {mars 1659), furent épou- î
LETTRES. 391
Thiennon, Marie-Claude et Vitarts* ; MM. l'Avocat, d'Aigreville, du Binart, de Monvallet, Vitart, etc., se tiennent, à ce qu'on m'a dit, fort obligés à votre souvenir. Pour moi, je n'ai garde de m'en plaindre. Cependant cette grande foule de lettres ne vous a pas exempté des querelles que vous vouliez éviter en satisfaisant également tout le monde ^. En effet, il falloit pousser la galanterie * jusqu'au bout, et contenter M. de la Charles^ aussi bien que les autres. Vous n'auriez pas sur les bras le plus dangereux ennemi du monde, ou plutôt nousmêmes n'en serions pas accablés comme nous sommes. Il a été averti de tout ce qui se passoit, et commença hier une harangue qui ne finira qu'avec sa vie si vous n'y donnez ordre, et que vous ne lui fermiez la bouche par une grande^ lettre d'excuses, qui fasse le même effet que cette miche dont Enée ferma la triple gueule de Cerbère.
.... nie famé rahida tria guttura pandens, Corripit'^
ses.,.. Messire Jacques Tulloue , procureur au Parlement, et damoiselle Catherine de la Croix, tous deux de cette paroisse, en
présence, du côté d'elle, de M. Jean de la Croix, prieur de
Chalmaison-en-Brie , son frère, et de Geneviefve, de Germaine et de Suzanne de la Croix, ses sœurs. »
2 . Si ce n'est point par un lapsus que Racine a mis ici au pluriel le nom de Vitart, il n'a pu, ce nous semble, vouloir désigner que la mère et la femme de Nicolas Vitart. A cette époque, Antoine Vitart, son frère, n'était pas encore marié. Les noms de cette même phrase sur lesquels nous ne disons rien sont ceux de personnes qui nous sont restées inconnues.
3. Il y avait d'abord : « à tout le monde; » à est effacé, mais nous ne savons par quelle main il l'a été.