‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 254 sur 394 · DE RACINE A l'aBB^ LE VASSEUR · texte numérisé non relu

DE RACINE A l'aBB^ LE VASSEUR

qu'elle * ne peut pas faire faire la

débauche à des paysans, fussent-ils de Fàge d'or ou de Normandie.

Le plus bel esprit du hameau Doute si le Duc est un homme.

19. La lettre s'arrête ici dans l'autographe, comme dans le texte ! qu'en a donné Louis Racine. M. Aimé -Martin l'a continuée à tort | par une partie du fragment que nous donnons immédiatement à la ! suite. Il est clair que le récit poétique commencé par Racine n'est pas achevé, comme nous l'avons fait remarquer déjà, et que la fin | de la lettre nous manque. — Au bas d'une des pages de cette lettre, } Racine a écrit, comme une sorte de post-scriptum^ qu'il a enfermé entre parenthèses : « Nous sommes fort bien avec Daphnis. » Sur j Baphnis, voyez ci-dessus, p. 388, note 3 delà lettre 7.

Lettre 10 (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque impériale). — i. Il n'en reste que ce fragment, que M. Aimé-Mar- j tin a publié le premier, sans lui assigner de date. Comme au verso

LETTRES

Les pyrrhoiiiens ont fait autrefois ce doute ; et c'étoit * leur force d'esprit qui le leur faisoit faire ; mais d'en douter par bêtise, je ne crois pas qu'un homme le puisse jamais faire, si brute qu'il puisse être. Les deux derniers vers font passer ce prêtre plutôt pour un athée qui se pique d'esprit fort que pour un ignorant. Voilà de la matière, si vous voulez exercer votre bel esprit ; car je crois qu'il y a bien à dire que mes sentiments ne soient les vôtres ; et je ne les prends aussi que pour des sentiments erronés , que vous détruirez ^ au moindre souffle dont vous les voudrez attaquer.

J'avois vu® l'épitaphe de la bella Monbazon dans le Recueil des poésies choisies *, et je vous l'avois même

de l'unique feuillet qui le compose, on lit cette suscription : A Monsieur^ Monsieur Vahhé le Vasseur^ a Bourbon^ il n'est pas douteux qu'il ne soit de 1661, et à peu près du même temps que la lettre précédente et que la suivante. La lettre était fermée par deux cachets bruns : J. RAC, et par une soie bleue. — Nous aurions voulu pouvoir, malgré la lacune, expliquer le commencement du fragment. Les deux vers cités auraient pu nous mettre sur la voie; mais nous les avons vainement cherchés dans les poésies de ce temps. Il semble, et c'est tout ce que nous pouvons dire, que les vers critiqués ici par Racine étaient du goût de l'abbé le Vasseur.

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