‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 255 sur 394 · Racine avait mis d'abord : « que vous me ferez quitter · texte numérisé non relu

Racine avait mis d'abord : « que vous me ferez quitter

3. M. Aimé-Martin a fait de tout ce qui suit la fin de la lettre précédente. Voyez ci-dessus, p. 402, note 19 de la lettre 9.

4. L'épitaphe dont parle Racine est dans la quatrième partie des Poésies choisies^ publiée en i658, à Paris, chez Charles Sercy. La voici, telle qu'elle y est donnée à la page 96 :

ÉPITAPHE DE MADAME LA DUCHESSE DE MONTBAZON. ' Sotto queV duro marmo^

DaV veto mortaC sciolta^ La bella Monbazon giace sepolta.

Le donne J'esteggin' ^ piangono gli Amori, E liberi hogghi mai vadano i cuori.

Elle est signée du nom de Vabbe' Bulti. L'éditeur de 1807, dans une note sur cette lettre de Racine, a dit que l'épitaphe de Mme de Montbazon est « un quatrain italien de Régnier Desmarais. » Son

LETTRES

1 6 6 r ' ^^^'^ cœui , il y a longtemps, non pas en italien, mais en François. Et pour le distique du statuaire^ (il y a le mot de pictor dans le latin), il' mériteroit assurément une bonne place dans le Recueil des èpigrammes^ ^ si on n'y avoit eu plus d'égard aux pointes qu'aux beaux sentiments. Voilà un billet d'une assez belle longueur, ce me semble. Si M. l'Avocat le voyoit, il ne pourroit jamais s'empêcher de se pendre, et la rage qu'il auroit de voir tant de creux le porteroit sans doute à quelque résolution violente. C'est pourquoi je lui veux épargner cette peine, en lui épargnant celle de vous envoyer ma lettre. Aussi bien est-il chez M. de Villers ^ .

erreur a passé dans les notes des éditions qui ont suivi la sienne. Dans les poésies italiennes de Desmarais, on en trouve une qui a pour titre : Epitaphio di bella dama. C'est peut-être cette petite pièce (qui d'ailleurs n'est pas un quatrain, mais a douze vers) qu'on aura voulu citer, d'après un souvenir confus.

5. Le mot épitaphe était alors employé tantôt au féminin, tantôt au masculin. Voyez le Lexique.

6. Ce distique est-il en français? est-il en italien, comme l'épitaplie dont Racine vient de parler ? Nous n'avons pu le trouver. Il paraît qu'il était imité du latin, U Anthologie de Burmann donne , au tome I, p. 696, une épigramme de six vers dans laquelle le poëte s'adresse à un peintre {pictor) :

Pinge, precor, pictor, tali candore puellam, etc..,

et qui finit par ce trait :

miseri suspiria pinge.

Il pourrait sembler téméraire de supposer que le distique du statuaire en fût une imitation.

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