‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 263 sur 394 · Né le i^r novembre · texte numérisé non relu

Né le i^r novembre

1 4 . Racine avait d'abord mis dire^ qu'il a ensuite remplacé par prier. Lettke i5 (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque

impériale). — i. Le commencement de cette lettre manque, et par conséquent la date. M. Aimé-Martin l'a datée d'Uzès, le i5 novembre 1661, comme la précédente. Il est probable qu'elle a été en effet écrite ce jour-là, ou le lundi 14 ; car Racine faisait souvent ses lettres la veille du courrier. Le Te Deiim.^ dont il est parlé dans la lettre, avait été chanté évidemment avant le 1 8 (probablement le dimanche i3 novembre), comme on doit le conclure d'un passage de l'article que Racine envoya à la Gazette., et que nous donnons plus loin, p. 43o, dans la dernière note de la lettre 17.

LETTRES

adresser chez le P. Sconin, vicaire général, et officiai de Monsieur d'Usez, avec une enveloppe adressante à M. Symil, chirurgien à Usez. On m'a dit d'user de ces précautions pour la sûreté des lettres qu'on m'envoyera de Paris. Je vous prie de me mander des nouvelles de nos anciennes connoissances, et de m'instruire un peu de ce qui se passe de beau dans Paris; et moi je prendrai le soin de vous mander ce qui se passera de beau dans le Languedoc. Nous savons la naissance du Dauphin : c'est pourquoi je vous exempte de me l'apprendre. J'aurois peut-être chanté quelque chose de nouveau sur cette matière si j'eusse été à Paris; mais ici je n'ai pu chanter^ rien que le Te Deum^ qu'on chanta hier ici en grande cérémonie. Mandez-moi, s'il vous plaît, qui aura le mieux réussi de tous les chantres du Parnasse. Je ne doute pas qu'ils n'emploient tout le crédit qu'ils ont auprès des Muses, pour en recevoir de belles et magnifiques inspirations. Surtout si elles continuent à vous favoriser, comme elles avoient commencé à Bourbon, faites quelque chose, et envoyez-moi tout ce que vous aurez fait.

Incipe^ si quid habes : et te fecere poetam Piérides^.

Suscription : k. Monsieur Monsieur l'abbé le Vasseur, à Paris. (Deux cachets rouges : J. RAC, avec une soie jaune.)

3. Racine avait commencé par mettre : « je n'ai pu faire autre chose. »

3. « Commence, si tu sais quelque chose; toi aussi, les Muses t'ont fait poëte. » (Virgile, églogue ix, vers 32 et 33.) — Dans le premier de ces vers, Racine a substitué te k me.

LETTRES

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