‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 277 sur 394 · Sans doute le jour où une dame prit Racine lui-même pour · texte numérisé non relu

Sans doute le jour où une dame prit Racine lui-même pour

LETTRES

Vous m'avez mis en train, comme vous voyez, et vos ~lettres ont sur moi la force qu'avoit autrefois votre vue ; mais je suis encore obligé de finir plus tôt que je ne voudrois : j'ai quatre ou cinq lettres à écrire. Monsieur FAbbé me mandoit un jour qu'il en avoit douze ou treize à faire, et qu'il n' avoit plus qu'une demie heure de temps. Je crus en ce temps-là qu'il disoit vrai, et je le crois encore. Aussi j'espère que vous ne me refuserez pas la même grâce, et que vous me donnerez, en vertu de mes cinq lettres, la permission de finir, et en vertu de la soumission et du respect que j'ai pour vous, la permission de me dire votre passionné serviteur.

Vous m'excuserez si j'ai plus brouillé de papier à dire de méchantes choses, que vous n'en aviez employé à écrire les plus belles choses du monde.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Vitart, à Paris. (Deux cachets rouges : J. RAC, avec une soie jaune.)

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