‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 285 sur 394 · Racine a écrit relu, sans accord · texte numérisé non relu

Racine a écrit relu, sans accord

8. « Et les termes » a été ajouté après coup, dans l'interligne.

9. Si Racine a fait allusion à ce passage de VOrator (chapitre xxx) : Adolescent'is non tain re et maturitate, quam spe et exspectatione, lauc/atif il n'a eu qu'un souvenir un peu vague de ce passage, qui ne contient pas toute la pensée qu'il prête ici à Cicéron, S'il a eu en vue un autre endroit, nous n'avons pu le trouver.

LETTRES

^ ment vagues, qu'elles ne peuvent fournir de pensées solides, Mais je m'oublie ici, et je ne songe pas que je dis cela à un homme qui s'y entend mieux que moi. Vous me devez excuser de cette liberté que je prends. Je vous parle avec la même franchise que nous nous parlions dans votre cabinet ou le long des galeries de votre escalier, et si j'en juge mal et que mes pensées soient éloignées des vôtres, remettez cela sur la barbarie de ce pays et sur ma longue absence de Paris , qui, m'ayant séparé de vous, m'a peut-être entièrement privé de la bonne connoissance des choses.

.Te vous dirai pourtant encore qu'il y a un endroit où j'ai reconnu M. Perraut : c'est lorsqu'il parle de Josué^'*, et qu'il amène là l'Ecriture sainte. Je lui dis une fois qu'il mettoit trop la Bible en jeu dans ses poésies; mais il me dit qu'il la lisoit fort, et qu'il ne pouvoit s'empécher d'en insérer quelque passage. Pour moi, je crus que la lecture en étoit fort bonne, mais que la citation étoit mieux séante à un prédicateur qu'à un poëte.

Vengez-vous, Monsieur, de toutes mes impertinences sur la pièce que je vous envoie Ce n'est pas une pièce, ce semble, tout à fait nouvelle pour vous ; mais vous la trouverez pourtant toute nouvelle. Je l'avois mise en l'état qu'elle est huit jours devant ma maladie, et je l'avois même montrée à deux personnes seulement, dont l'un*^ étoit fort grand poëte, et ils étoient tous deux amoureux du dessein et de la conduite de

10. Voyez la strophe xi de VOde sur la naissance de Monseigneur le Dauphin. Nous avons cité ce passage à la note 2 de la page 63 de notre tome IV.

11. C'est la pièce dont Racine parle dans la lettre suivante, et qu'il y nomme les Bains de Vénus.

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