Tantôt a été ajouté dans l'interligne
8. Le 16 mai, jour de la date de la lettre, était cette année le mardi des Rogations. {Note de l'édition de 1807.)
LETTRES
le temps, depuis cela, que de vous faire cette lettre et d'écrire deux mots à Mlle Vitart. Adieu donc : faites votre voyage de la Pentecôte aussi heureusement que celui de Pâques, et gardez-moi la même fidélité à m'en faire le récit. Je salue M. l'Avocat, et je vous prie d'assurer de mes respects Mlle Lucrèce, dont je trouve fort étrange que vous ne me parliez plus du tout, comme si je ne méritois pas d'en ouïr parler. Croyez que je la révère infiniment, et ménagez-moi toujours quelque petite place dans son souvenir. Soyez-moi encore fidèle de ce côté-là, et je vous garderai fidélité entière dans toutes les occasions qui pourroient jamais arriver, et, comme dit l'espagnol, antes muerto que mudado ^ .
Suscription : A Monsieur Monsieur l'abbé le Vasseur, à Paris. (Deux cachets rouges : J. RAC, avec une soie verte.)
3l. DE RACmE A M. VITART*.
A Uzés, le 3o. mai 1662.
Je crois que cette lettre vous trouvera de retour, si vous avez été à la Ferté; je ne la ferai pas bien longue, parce que je n'ai qu'un moment de loisir. Nous nous préparons à traiter Monsieur d' Usez après demain au matin, parce qu'il doit faire sa visite à un bénéfice qui dépend de la sacristie, et qui appartient par conséquent à mon oncle. C'est là où il a bâti un fort beau logis assurément, et il veut traiter son évêque avec grand appareil. Il est allé cette après-dînée à Avignon, pour acheter ce qu'on né