Racine a mis, par mégarde, le subjonctif : querellast
6. Françoise Sconin, qui avait épousé le 12 février i652 Adam Nicolas Hennequin, grènetier au grenier à sel de la Ferté-Milon. Elle était fille de Pierre Sconin, oncle maternel de Racine (voyez ci-dessus, p. 876, note 5 de la lettre 3), qu'il ne faut pas confondre avec son père Pierre Sconin (M. le Commissaire) chez qui cette lettre est adressée, et de Françoise Lefèvre. La cousine Hennequin, dont la santé causait des inquiétudes à Racine, lorsqu'il écrivit cette lettre, approchait alors de la fin de sa vie. Nous ne savons pas précisément à quelle date elle mourut, mais ce fut avant son père. Dans le partage de la succession de Pierre Sconin, fait le 10 février 1667, elle est représentée par ses enfants. Elle était née en janvier i63i.
7. Catherine Sconin. Voyez ci-dessus, p. 435, la note 6 de la lettre 19.
8. Le P. Adrien Sconin, jésuite. Il était fils de Pierre Sconin et de Claude Joly, et par conséquent frère consanguin d'Antoine Sconin, vicaire général à Uzès, et de Jeanne Sconin, mère de Racine, enfants l'un et l'autre de Pierre Sconin et de Marguerite Chéron. Son acte de baptême est du i^r octobre i638.
qui m'a écrit une fort belle lettre et bien obligeante. Adieu, ma chère sœur : je ne vous dis point que vous me demandiez les choses dont vous aurez besoin ; car je vous Tai dit déjà plusieurs fois, et je crois que vous n'y manquerez pas. Écrivez-moi le plus tôt que vous pourrez.
Assurez, je vous prie, Monsieur le Procureur^ de mes très-humbles respects.
Suscription : A Madame Madame Marie Racine, chez M. le Commissaire. (Cachet noir, dont l'empreinte est effacée.)
44* DE RACm A MARIE RACINE.
Ce mercredi ig^""^ août [i665«].
Ma très-chère soeur.
J'ai vu ma cousine de Sacy^, par qui j'ai appris de vos
9. Jean Sconin, procureur du Roi au grenier à sel de la Ferté- Milon; c'était un des frères de la mère de Racine. Il mourut au mois de mai 1673.
Lettre 44 (revue sur l'autographe, conservé à Soissons). — I. Parmi toutes les années où cette lettre peut avoir été écrite, il n'y a que l'année i665 où le 19 août soit un mercredi. La mention qui y est faite de la cousine de Saci et de la cousine du Chesne (voyez les deux notes suivantes) ne nous semble pas une raison suffisante de supposer une erreur de jour ou de quantième, et de dater cette lettre de i658 ou de 1659, comme l'a fait M. l'abbé de la Roque. — L'original porte : mecredy.
2. Nous ne savons s'il s'agit de Nicole-Madeleine Yitart, veuve d'Antoine de Saci, mort en 1661, et qui mourut elle-même en 1670 : voyez ci-dessus, p. 410, la note 8 de la lettre 12. Etait-ce bien elle qui faisait ainsi des voyages de Paris à la Ferté-Milon ? Il n'est peut-être pas vraisemblable que, depuis son veuvage, elle se soit éloignée de Port -Royal. Il se peut qu'entre la famille des Saci et J. Racise. VI 33
LETTRES
nouvelles; car il n'y a pas moyen d'en apprendre autrement. Je ne sais pas ce que je vous ai fait pour vous dépiter de telle sorte contre moi. Tai vu le temps que les lettres ne vous coùtoient pas si cher. Il ne vous coùteroit pas beaucoup de m'en écrire au moins une en trois mois; cependant il y a bien cela que je n'en ai reçu aucune de vous. Mandez-moi pourquoi vous êtes fâchée contre moi, et je tâcherai de vous apaiser ; car vous êtes assez souvent d'humeur à croire les choses autrement quelles ne sont. Quoi que c'en soit, mandez-moi ce que vous avez contre moi.
J'ai quelques petites choses à vous envoyer; mais j'attendrai que ma cousine du Chesne ^ ou ma cousine de Sacy s'en aille. J'ai rendu au marchand la dentelle qu'elle vous avoit achetée, et elle vous en doit acheter d'autre. Si vous voulez la moindre chose, vous n'avez que* me le mander sans faire de façons. Je n'ai pas si peu de crédit que je ne vous puisse contenter, quelque opinion que vous ayez de moi. Surtout écrivez-moi, je vous prie; et je vous en écrirai moi-même plus souvent. J'ai su toutes les brouilleries de Logeois^
celle des Racine il y ait eu d'autres alliances dont nous n'avons pas retrouvé la trace ; ou encore que Racine ait donné le nom de cousine à une belle-sœur de Nicole-Madeleine Yitart.
3. C'était probablement une fille d'Antoine du Chesne et d'Anne Sconin (voyez ci-dessus, p. SyS, la note 2 de la lettre 3); mais nous ne pensons pas que ce fût Jeanne du Chesne, qui était déjà mariée à Louis Parmentier. Racine l'eût sans doute appelée a ma cousine Parmentier, »