Voyez ci-dessus, p. 5i3, la note 9 de la lettre
Lettre 45 (revue sur l'autographe, appartenant à M. Jules Boilly). — I. Cette lettré ne se lit dans aucune des précédentes éditions des OEuvres de Racine. Elle n'est cependant pas inédite : on la trouve imprimée à la page 82 de l'opuscule qui a pour titre : Lettre à M. Racine sur le théâtre en général et sur les tragédies de son père en particulier . Par M. L. F. de P***' (le Franc de Pompignan). Nouvelle édition. Suivie d'une pièce de vers du même auteur et de trois lettres de Jean Racine qui Ji'avoient point été imprimées. A Paris., chez, de Hansj. M.DCC.LXXIII (84 pages in-S»). Le texte de cette première impression ne diffère de celui de l'autographe que par enverrai., pour envolerai.
2. La lettre est sans date. Celle que nous proposons par conjecture a, nous le croyons, beaucoup de vraisemblance. Racine, dans sa lettre, nomme le P. Bouliours « un des plus excellents maîtres de notre langue. » Cela ne donne-t-il pas à penser qu'elle a été écrite non-seulement après la publication des Doutes sur la langue françoise (1674), mais même après celle des Remarques nouvelles sur la langue françoise (i6y6)? La tragédie envoyée au P. Bouliours
LETTRES
g g gédie, et je vous envoierai le cinquième, dès que je l'aurai transcrit. Je vous supplie, mon Révérend Père, de prendre la peine de les lire, et de marquer les fautes que je puis avoir faites contre la langue, dont vous êtes un de nos plus excellents maîtres.
Si vous y trouvez quelques fautes d'une autre nature, je vous prie d'avoir la bonté de me les marquer sans indulgence. Je vous prie encore de faire part de cette lecture au Révérend Père Rapin, s'il veut bien y donner quelques moments.
Je suis votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Racine.