Antoine Vitart et Catberine Sconin, sa femme
Lettre 48 (revue sur l'autographe, conservé à Soissons.) — i. La
LETTRES
Je me rendrai pom- cela à la Ferté-Milon ^, dès que j'au-
seconde fille de M. Rivière, Marie-Catherine, née le 21 novembre 1682. La date de cette lettre est certaine.
2. Racine ne put tenir sa promesse. Il ne se rendit à la Ferté- Milon que l'année suivante. L'enfant, qui avait été ondoyé le jour de sa naissance, fut baptisé le 5 octobre i683 : voyez notre tome I, p. 187 et 188.
3. En 1682, le Roi et la Reine arrivèrent à Fontainebleau le i5 octobre, et retournèrent à Versailles le 16 novembre. Voyez la Gazette du 17 octobre et du 21 novembre 1682.
4. Ce fut en effet avec sa cousine Vitart (Catherine Sconin, femme d'Antoine Vitart) que Racine tint sur les fonts la fille de sa sœur. L'acte de baptême le constate.
5. Nanette (Anne Racine), née le 29 juillet de cette même année 1682. Elle avait été confiée à Mme Rivière pour être nourrie sous ses yeux à la Ferté-Milon.
6. François Regnault, qui avait épousé Jeanne Sconin, fille de Jean Sconin, oncle maternel de Racine. Il était père d'Anne Regnault, qui en i683 épousa, comme nous l'avons dit ci-dessus, p. 617, note 2 de la lettre 47, Nicolas Racine. François Regnault et sa femme furent inhumés le même jour, 24 novembre 1694, âgés l'un de soixante-deux ans, l'autre de soixante. Dans un acte de baptême du 7 juin 1686, et dans l'acte de son inhumation, François Regnault est qualifié procureur du Roi au grenier à sel de la Ferté.
LETTRES
tout autant que je pourrai. Il y a des villes où le médecin ' est toujours exempt, en qualité de médecin de Thôpital. Informez-vous tout doucement de cela, et sans en faire de bruit; car peut-être je pourrois vous faire donner cette exemption pour toujours en cette qualité. Sachez comme on fait ou à Château-Thierry ou à Crespy. Adieu, Monsieur : je souhaite à ma sœur un heureux accouchement. Ma femme lui baise les mains, et à vous aussi. Elle mène demain ses enfants * à Melun, où elle demeurera quatre ou cinq jours, tandis que je serai à Fontainebleau. Nos enfants vous remercient de vos alouettes. Ça été une grande réjouissance pour eux; mais je voudrois que vous ne nous envoyassiez point tant de biens à la fois.
Je suis de tout mon cœur votre très-humble et trèsobéissant serviteur,
Racine.
Ma femme demande si ma sœur a songé à compter à la nourrice sa couverture de 3^ IO^
Suscription : A Monsieur Monsieur Rivière, conseiller du Roi, contrôleur au grenier à sel, à la Ferté-Milon.