DE M. DE BOWNAFAU * A RACINE
A Luxembourg, ce 3i« de juillet [1687]. Monsieur,
Les voyages que Mgr de Louvoy m'a fait faire en divers endroits de la frontière m'ont empêché de vous adresser plus tôt le plan de l'attaque de Luxembourg^ que je vous ai promis. Je vous l'aurois envoyé plus proprement dessiné, si je n'avois pas eu peur de vous faire trop attendre. Je souhaiterois , Monsieur, vous pouvoir être utile à quelque autre chose en ces quartiers, ayant
17. Jérôme Manchon, fils de Geneviève Boileau (voyez la note précédente). Ce neveu de Boileau prenait alors la qualité d'ecclésiastique et de bachelier en théologie de la faculté de Paris. Plus tard, vers la fin de 1692, il fut commissaire des guerres. Né en 1661, il mourut après 171 1.
18. Antoine Petit-Jean Marchand, pourvoyeur de Monsieur, frère du Roi. Il était ami de Boileau et son voisin à Auteuil. Voyez les OEuvres de Boileau (éàixxon de Berriat-Saint-Prix), tome IV, p. 207, note 4-
Lettre 68 (copiée sur l'autographe, appartenant à M. Dubrunfaut ; cette lettre inédite était intercalée dans l'exemplaire de V Histoire de la Barde , où sont les notes de Racine , dont nous avons donné ci-dessus des extraits, aux pages 343-35o). — i. M. de Bonnafau était un ingénieur attaché, dans les années antérieures à 1687, à la place de Longwy. Nous devons ce renseignement à l'obligeance de l'historien de Louvois, M. Camille Rousset, qui seul aujourd'hui sans doute pouvait savoir quelque chose sur cet officier trèsoublié.
2. Racine, dans la lettre suivante qu'il adressait quatre jours plus tard à Boileau, parle de ce plan qu'il vient, dit-il, de recevoir.
LETTRES. 569
beaucoup de passion de vous marquer que j'ai Thon- "TesT" neur d'être, Monsieur,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur
De Bonn a F au.