‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 386 sur 394 · Le papier est déchiré à cet endroit · texte numérisé non relu

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Lettre 77 (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque impériale). — i. Le Dauphin. — Racine a ajouté à Marly, après coup, en interligne.

2. Anne-Marie de Bourbon, dite Mademoiselle de Blois, fille de Louis XIV et de Mlle de la Vallière. Elle était veuve alors, depuis un peu moins de deux ans, de Louis-Armand de Bourbon, prince

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teilles chez les apothicaires du Roi, et en but le premier un grand verre : ce qui fut suivi par toute la compagnie, qui, trois heures après, n'en dîna que mieux. Il me sembla même que cela leur avoit donné un plus grand air de gaieté. Ce jour-là^, et à ce même dîner, je contai au Roi votre embarras entre vos deux médecins, et la consultation très-savante de M. Bourdier. Le Roi eut la bonté de me demander ce qu'on vous répondoit là-dessus, et s'il y avoit à délibérer. « Oh! pour moi, s'écria naturellement Mme la princesse de Conty, qui étoit à table à côté de S. M., j'aimerois mieux ne parler de trente ans, que d'exposer ainsi ma vie pour recouvrer la parole. » Le Roi, qui venoit de faire la guerre à Monseigneur sur sa débauche de quinquina, lui demanda s'il ne voudroit point aussi tâter des eaux de Bourbon. Vous ne sauriez croire combien cette maison de Marly est agréable : la cour y est, ce me semble, toute autre qu'à Versailles ; il y a peu de gens , et le Roi nomme tous ceux qui l'y doivent suivre. Ainsi tous ceux qui y sont, se trouvant fort honorés d'y être, y sont aussi de fort bonne humeur. Le Roi même y est fort libre et fort caressant. On diroit qu'à Versailles il est tout* entier aux affaires, et qu'à Marly il est tout à lui et à son plaisir. Il m'a fait l'honneur plusieurs fois de me parler , et j'en suis sorti à mon ordinaire, c'est-àdire fort charmé de lui et au désespoir contre moi ; car je ne me trouve jamais si peu d'esprit que dans ces moments où j'aurois le plus d'envie d'en avoir.

de Conti, mort le 9 novembre i685. Voyez, au tome V, la note ï de la page 186.

3. Les éditeurs précédents, sans en excepter Berriat-Saint-Prix, ont mis : « un plus grand air de gaieté ce jour-là ; et, à ce même dîner, je contai.... »

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