‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 387 sur 394 · Tout est écrit au-dessus de la ligne · texte numérisé non relu

Tout est écrit au-dessus de la ligne

LETTRES

Du reste, je suis revenu riche de bons mémoires^. J'y ai entretenu tout à mon aise les gens qui pouvoient me dire le plus de choses de la campagne de Lille*. J'eus même F honneur de demander cinq ou six éclaircissements à M. de Louvois, qui me parla avec beaucoup de bonté. Vous savez sa manière, et comme toutes ses paroles sont pleines de droit sens et vont au fait. En un mot, j'en sortis très-savant et très-content. Il me dit que, tout autant de difficultés que nous aurions, il nous écouteroit avec plaisir. Les questions que je lui fis regardoient Charleroy et Douay. J'étois en peine pourquoi on alla d'abord à Charleroy, et si on avoit déjà nouvelles que les Espagnols l'eussent"^ rasé; car en voulant écrire, je me suis trouvé arrêté tout à coup, et par ce,tte difficulté, et par beaucoup d'autres que je vous dirai. Vous ne me trouverez peut-être, à cause de cela, guère plus avancé que vous : c'est-à-dire beaucoup d'idées et peu d'écriture. Franchement je vous trouve fort à dire, et dans mon travail, et dans mes plaisirs. Une heure de conversation m'étoit d'un grand secours pour l'un, et d'un grand accroissement pour les autres.

Je viens de recevoir une lettre de vous ^ . Je ne doute pas que vous n'ayez présentement reçu celle où je vous mandois l'avis de M. Fagon^, et que M. Bourdier n'ait aussi reçu des nouvelles de M. Fagon même, qui ne serviront pas peu à le confirmer dans son avis. Tout ce que vous m'écrivez de votre peu d'appétit et de votre

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