‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 393 sur 394 · Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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LETTRES

monde si nous eussions trouvé à la fin de votre lettre que vous parliez à votre ordinaire, comme nous trouvions que vous écriviez avec le même esprit que vous avez toujours eu. Ils sont, je vous assure, tous deux fort de vos amis, et même fort bonnes gens. Nous avions été le matin entendre le P. de Villiers^ qui faisoit Toraison funèbre de Monsieur le Prince, grandpère de Monsieur le Prince d'aujourd'hui. Il y a joint a[ussi] les louanges du dernier mort, et il s'est enfoncé jusqu'au cou dans le combat de saint Antoine^, Dieu sait combien judicieusement. En vérité il a beaucoup d'esprit; mais il auroit bien besoin de se laisser conduire. J'annonçai au P. Bouhours un nouveau livre, qui excita fort sa curiosité. Ce sont les Remarques de M. de Vaugelas, avec les notes de Thomas Corneille'^. Cela est ainsi affiché dans Paris depuis quatre jours. Auriezvous jamais cru voir ensemble M. de Vaugelas et M. de Corneille le jeune donnant des règles sur la langue?

J'eusse bien voulu vous pouvoir mander que M. de Louvois est guéri, en vous mandant qu'il a été malade ; mais ma femme, qui vient de voir Mme de la Chapelle % m'apprend qu'il a encore de la fièvre. Elle étoit

5. Il était alors jésuite; mais il quitta cette société deux ans après {et devint cluniste). Il a fait un poëme sur VArt de prêcher ^ et. ^ entre autres ouvrages en prose, un Entretien sur les tragédies. L'oraison funèbre dont il s'agit ici est celle de Henri de Bourbon (II), prince de Condé, mort en 1646. Le dernier mort est le grand Condé, fils de celui-ci, et qui était mort l'année précédente, i686. [Note de r édition de 1807.)

6. Cette journée du faubourg Saint-Antoine, dans laquelle Condé avait combattu contre l'armée royale commandée par Turenne, est celle du 2 juillet i652.

7. Remarques sur la langue française de M. de Vaugelas. Nouvelle édition y revue et corrigée, avec des notes de Thomas Corneille, Paris, 1697 (2 volumes in-12).

8. Charlotte Dongois, nièce de Boileau, née en i638, morte en J. Racine, vi 89

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LETTRES

cF abord comme continue , et même assez grande ; elle n'est présentement qu'intermittente®, et c'est encore une des obligations que nous avons au quinquina. J'espère que je vous manderai lundi qu'il est absolument guéri. Outre l'intérêt du Roi et celui du public, nous avons, vous et moi, un intérêt particulier à lui souhaiter une longue santé. On ne peut pas nous témoigner plus de bonté qu'il nous en témoigne ; et vous ne sauriez croire avec quelle amitié il m'a toujours demandé de vos nouvelles. Bonsoir, mon cher Monsieur. Je salue de tout mon cœur M. Marchand. Je vous écrirai plus au long lundi Mon fils est guéri.

1719, femme de Henri Bessé de la Chapelle (voyez ci-dessus, p. 571, note 12 de la lettre 69). — La place de contrôleur des bâtiments mettait son mari en relation avec Louvois, qui en était surintendant. {Note de Berrïat-Saint-Prix.)

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