‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 392 sur 394 · DE RACINE A BOILEAU · texte numérisé non relu

DE RACINE A BOILEAU

A Paris, ce 5. septembre [1687].

J'avois destiné cette après-dînée à vous écrire fort au long; mais un cousin, abusant d'un fâcheux parentage\ est venu malheureusement me voir, et il ne fait que de sortir de chez moi. Je ne vous écris donc que pour vous dire que je reçus avant-hier une lettre de vous^. P. Bouhours et le P. Rapin étoient dans mon cabinet quand je la reçus. Je leur en fis la lecture en la décachetant, et je leur fis un fort grand plaisir. Je regardai' pourtant de loin, à mesure que je la lisois, s'il n'y avoit rien dedans qui fût trop janséniste. Je vis vers la fin le nom de M. Nicole et je sautai bravement ou, pour mieux dire, lâchement par-dessus. Je n'osai m'exposer à troubler la grande joie et même les éclats de rire que leur causèrent plusieurs choses fort plaisantes que vous me mandiez. Nous aurions été tous trois les plus contents du

Lettre 80 (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque impériale) . — i . Allusion à un vers de Boileau (vers 46 de Vépitre vi à M. de la Mo'ignon).

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