LIVRE V
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Homère revient à Ulysse, et laisse là sa femme et son fils. Les Dieux s'assemblent, et Pallas obtient son retour. Il commence par la description du matin :
'Hwç 0' £•/. "kBjim Tzap' ficyauQu TtGœvoîo "Qpvu6'. [Vers i et 2.]
Pallas déplore la misère d'Ulysse, que Calypso tient captif. Jupiter envoie aussitôt Mercure dire à cette nymphe qu'elle le renvoie. Mercure part avec cet équipage qui lui est ordinaire. Voici comme Homère le dépeint:
I . Il y a cet^ et non cette^ dans le manuscrit. Voyez, le Lexique.
REMARQUES
'A[j.6p6aia, -/^puaeia- Tâ. [jliv cpépov ^[xèv Icp' uyprjv,
'H8' Itc' c^Ttstpova yatav, 6c[j.a Tcvoirjç (àvé|j.oto.
E'ifXsTo Bà pa68ov, tt] t' dcvôpwv ô[j.[j.aTa ôé^yst,
\h iôéXsi, xouç 8' aO-s xai u;T:va)ov'uaç eye^pet. [Vers 44-48.]
Et voici comme Virgile l'a traduit mot à mot au [livre] 4. de VÉnéide^ :
Prïmiim pedihus talarla nectit AureUj quse suhl'imem alis, s'we sequora supra, Seu terrain^ rapïdo pariter cum flamme portant, Tum virgam cap'it : hac animas ille evocat Orco Pallen/es, alias sub tristia Tartara mittit ; Dat somnoSf adimitque^ et lumîna morte résignât.
Virgile a encore traduit la suite, et raconte, aux mêmes termes qu'Homère, de la façon que Mercure part du ciel : ils le comparent tous deux à un plongeon ; mais Virgile a ajouté cette belle fiction du mont Adas, où il le fait reposer :
Beic primum paribus nitens Cyllenlus ails Confit itit; hinc iota prseceps se corpore ad undas Misit^.
Il arrive dans l'île de Calypso i
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*'HVcV • ^'fpa [j-lya otAoç t/ÇTO, xw à'vi NiJfx^yj Natsv £U7:X6/.a[xo$. [Vers 5G-58.]
Cette île s'appelle autrement Ogygie; au moins Pline dit que plusieurs ont cru qu'Homère l'appeloit ainsi. Calypso^ quam Ogygiam appellasse Homerus existimatur^. Elle est devers l'Italie, près des Locres, qui en sont une province. Ce qu'Homère appelle ici du mot de caverne n'en étoit pas une sans doute; mais c'ëîoit quelque grande grotte que la nature avoit faite, et que Calypso avoit ornée pour en faire son palais. Ainsi les nymphes de la mer logeoient véritablement dans des grottes, mais ces grottes étoient riches et comme enchan-
î. Vers 239-244-